| GRECE
ANCIENNE ANTIQUE DE MEMPHIS
Vulcain dieu des Forges
Vulcain
est le dieu du feu, mais encore celui du fer, de l'airain, de l'argent, de l'or,
de toutes les matières fusibles. Fils de Junon et de Jupiter, certains
prétendent qu'il était le fils de Junon par parthénogénèse.
Il naquit difforme et sa mère en fut si honteuse qu'elle le précipita
dans la mer afin qu'il reste éternellement caché dans les abîmes.
Il fut recueilli par deux déesses (Thétis et Eurynome) qui l'élevèrent
dans une grotte sous-marine où il installa sa première forge. Il
y resta pendant neuf années, occupé à leur fabriquer des
colliers, des bracelets, des bagues. On lui attribue aussi tous les ouvrages forgés
qui passaient pour des merveilles: la ceinture de Vénus, le Char solaire
d'Apollon, le palais des dieux, Pandore (la première femme), le trident
de Neptune, les armes d'Achille, celles d'Enée, le sceptre d'Agamemnon,
la couronne d'Ariane et d'autres. Junon, voyant ces dons particuliers le fit revenir
à l'Olympe et le maria à Vénus. On regarda comme fils de
Vulcain tous ceux qui se rendirent célèbres dans l'art de forger
les métaux. Homère raconte que ce fut Jupiter lui-même qui
précipita Vulcain du haut du ciel. Pour punir Junon d'avoir provoqué
une tempête qui devait fair périr Hercule, Jupiter l'avait suspendue
dans les airs, Vulcain, par un sentiment de compassion, vint au secours de sa
mère et il paya cher ce geste de bonté. Il tomba dans l'île
de Lemnos où il fut recueilli et soigné par les habitants. Dans
cette chute, il se brisa les deux jambes et restera boiteux pour toujours. On
l'associe au feu car il forge et le feu de la forge rend immortel, le feu est
souverain. Il est aussi un instrument du démon: Vulcain fut rejeté
par sa mère à cause de sa laideur démoniaque. On l'associe
aussi à l'eau car très jeune il fut élevé dans une
grotte sous-marine par des nymphes. Ce dieu avait plusieurs temples à Rome
dont la garde était confiée à des chiens. Ses fêtes
se célébraient au mois d'août, c'est-à-dire durant
les chaleurs ardentes de l'été. A l'occasion de ces fêtes,
qui duraient huit jours consécutifs, on organisait des courses populaires
où les concurrent tenaient une torche à la main. Sur les anciens
monuments, ce dieu est représenté debout sans aucune apparente difformité.
Il est présenté barbu, couvert à demi d'un habit qui lui
descend jusqu'aux genoux, portant un bonnet rond et poitu. De la main droite,
il tient un marteau, de la gauche, des tenailles.
texte tiré de http://www.jura.ch/lcp/cours/mytho/ |