L'Egypte Ancienne de Memphis

mardi 18 avril 2006

Horus

Horus est l’appellation grecque d’une des plus anciennes divinités égyptiennes, le dieu faucon, dont le nom signifie probablement Celui qui est au-dessus ou Celui qui est lointain. Le culte d’Horus remonte sans doute à la préhistoire, car la liste royale du papyrus de Turin qualifie de Suivants d’Horus les rois légendaires qui gouvernèrent l’Égypte après le règne des dieux. Aux débuts de l’époque historique, le faucon sacré est figuré sur la palette du roi Narmer et dès lors il sera constamment associé à la monarchie pharaonique.

Horus est un dieu à multiples facettes, au point qu’on s’est demandé si le nom ne désigne pas en fait des divinités distinctes.

  • Il est le faucon céleste dont l’œil droit est le soleil et l’œil gauche la lune. C’est sous cet aspect qu’il recevait un culte à Nekhen, l’Hierakonpolis grecque.
  • À Héliopolis, il était vénéré en tant que Horahkty, l’Horus de l’Horizon, concurremment avec Rê. En tant que tel, il était à la fois le soleil du matin et le soleil du soir. Dans les Textes des Pyramides, le roi défunt ressuscite sous cette apparence de faucon solaire. Par un syncrétisme fréquent dans la religion égyptienne, Horakhty finit par fusionner avec le démiurge héliopolitain, sous la forme de Rê-Horakhty.
  • Dans le mythe osirien enfin, Horus est le fils d'Osiris et d'Isis. Osiris, assassiné par son frère Seth, est ramené à la vie, le temps d'une union, grâce aux efforts conjugués d'Isis et de Nephtys. C'est de cette union miraculeuse que naît Horus l’Enfant, que les Grecs appelleront Harpocrate, ou Harsiésis, Horus fils d’Isis.

Pour venger la mort de son père Osiris, Horus affronte son oncle Seth, le vainc et reçoit le trône d'Égypte en héritage. Il est par-là même le premier des pharaons. Cependant, sa légitimité sera sans cesse contestée par Seth. Lors du combat qui l’oppose à Seth, Horus perd son œil gauche, qui est reconstitué par Thot. Appelé Oudjat , cet œil, que les Égyptiens portèrent sous forme d’amulette, possédait des vertus magiques et prophylactiques.

À l'opposé donc de Seth, qui représente la violence et le chaos, Horus pour sa part incarne l’ordre et, tout comme pharaon, il est l’un des garants de l’harmonie universelle ; cependant, il ne faut pas réduire la théologie complexe des Égyptiens à une conception dualiste du Bien et du Mal, car, dans un autre mythe, Seth est l’auxiliaire indispensable de Rê dans son combat nocturne contre le serpent Apophis. Quels que soient son aspect et son rôle - faucon céleste, dieu créateur ou fils d’Osiris - Horus est le dieu dynastique par excellence. Depuis Narmer, le roi porte le nom dit d’Horus. Il s’agit du premier élément de la titulature pharaonique, du ren maâ, le nom authentique par lequel pharaon définit sa nature. Sous les trois premières dynasties, le nom d’Horus s’inscrivait dans un rectangle surmonté de l’oiseau sacré, le serekh, dont le registre inférieur représente la façade stylisée du palais royal. La signification du serekh est évidente : le roi dans son palais est l’Horus terrestre, à la fois l’incarnation du dieu et son successeur légitime sur le trône d’Égypte. À partir de Kheops, la titulature royale est augmentée d’un autre titre, le nom d’Horus d’or, dont l’interprétation est toutefois incertaine. Obs. - Les « quatre fils d'Horus » sont des divinités inférieures représentées sur les vases canopes : Amset (à tête d'homme) ; Hâpi (à tête de babouin) ; Douamoutef (à tête de chacal) ; Kébehsénouf (à tête de faucon).

Seth et Horus, une lutte sans fin !

À Horus, fils et héritier d'Osiris, la couronne d'Égypte revient de droit. Mais Seth, jaloux, s'en empare par la force. Horus, appuyé de sa mère Isis, fait convoquer le tribunal des dieux à toute fin de régler ce contentieux. Rê préside, tandis que Thot tient le rôle du greffier. Quatre-vingts ans s'écoulent pourtant sans que le débat ait progressé ! Le tribunal est même partagé entre les tenants de la royauté légitime (revenant à Horus), et Rê qui voit en Seth son perpétuel défenseur contre Apopis ! Les débats, qui tournent en rond, nécessitent un avis extérieur. C'est donc à Neith, déesse de Saïs, réputée pour son infinie sagesse, que Thot s'adresse. Sa réponse est sans ambiguïté : la couronne revient à Horus. Cependant pour ne pas pénaliser Seth, Neith propose de lui offrir les déesses Anat et Astarté comme épouses. Si le tribunal se réjouit de cette solution, Rê, lui, reste sceptique. Horus ne serait-il pas un peu jeune pour assumer la direction du royaume ? Isis, excédée par tant de tergiversations, propose de déplacer les débats à Héliopolis devant Atoum et Képri. Le ton monte ! Seth, furieux, s'y oppose et ordonne que les débats se fassent en l'absence d'Isis. Mais c'était compter sans la ténacité de la déesse. Elle se réintroduit dans l'enceinte du tribunal sous les traits d'une belle jeune femme qui ne manque pas d'attirer rapidement l'attention de Seth. Tous deux finissent même par converser. Troublé par tant de beauté, Seth s'égare dans des propos compromettants, reconnaissant même sous la cape la légitimité filiale d'Horus ! « La rusée » Isis se dévoile alors. Le coup de théâtre laisse Seth sans voix. Quant à Rê, il a pu juger de l'imprudence de Seth, qui se confia sans prendre garde à une inconnue. Aussi la couronne revient-elle à Horus des mains de Rê lui-même. Mais Seth, éternel jaloux, ne semble pas décidé à en rester là. Il propose à Horus des jeux sportifs. Parmi eux, une épreuve aquatique où les deux dieux se transforment en hippopotames. À celui qui restera le plus longtemps sous l'eau de devenir roi ! Mais Isis, qui suit de près les mésaventures de son fils, perturbe la partie et s'attire au final le mécontentement des deux protagonistes ! Les trois dieux se déchirent en violentes disputes. Rê, désespérant d'assister enfin à une réconciliation, les invite à faire la paix autour d'un banquet. Mais une fois encore, les réjouissances tournent court ! Les luttes ne cessent de se multiplier. Osiris, resté silencieux, intervient alors et met directement en cause le tribunal qu'il juge trop laxiste. En tant que dieu de la végétation, il menace de couper les vivres à l'Égypte ! Les dieux, bousculés par tant d'autorité, ne tardent pas à rendre un verdict favorable à Horus. Mais Seth n'est pas oublié. Placé aux côtés de Rê, il devient « celui qui hurle dans le ciel » pour que soit fait place devant le dieu créateur.

Texte de wikipedia.org

Ra

Rê est le dieu Soleil dans la mythologie égyptienne. Il devient la divinité principale sous l'Ancien Empire. Il est souvent représenté avec une tête de faucon sur laquelle est posée le disque solaire protégé par le cobra dressé. Assimilé à Atoum, le dieu d'Héliopolis, il est le créateur de l'univers. Après avoir régné longtemps directement sur les hommes, il devient vieux et fait face à leur rébellion. Sa fille les réprime, mais il décide de gagner le ciel. Rê à bord de sa barqueRê voyage chaque jour à travers le ciel à bord de sa barque sacrée (parcours du Soleil), et chaque nuit aux travers des mondes souterrains (les enfers). Chaque lever de soleil était une victoire remportée par Rê sur les « forces des ténèbres ». Peut-être est-ce là l'explication apportée par les Égyptiens aux phénomènes d'éclipses du Soleil, qui seraient autant de défaites momentanées du dieu sur les ténèbres. Les « forces des ténèbres » sont représentées par le serpent Apophis, qui cherche chaque nuit à avaler le monde pour le plonger dans les ténèbres. Rê est épaulé dans son combat par Seth, divinité guerrière particulièrement crainte. C'est l'un des rares mythes où Seth a un rôle positif, et les pharaons qui le prendront comme dieu protecteur n'auront de cesse de le rappeler. Pharaon, après sa mort, prend place sur la barque de Rê pour rejoindre le royaume des morts. Le roi Khéphren est le premier à inclure le nom de Sa-Rê (« Le fils de Rê ») dans sa titulature, qui précède le nom de naissance du pharaon inscrit dans un cartouche. Il a pour but de rattacher charnellement le pharaon à la puissance cosmique de l'univers, Rê.

Texte de wikipedia.org

Isis

Isis est le nom grec d'Aset (ou Iset), la déesse protectrice et salvatrice de la mythologie égyptienne. Elle fait partie de la grande Ennéade d'Iounou (Héliopolis). Dans les inscriptions, elle est représentée sous les traits d'une femme assise portant le signe hiéroglyphique du trône sur la tête. Il se peut qu’elle soit l’héritière d’une déesse-mère préhistorique vénérée dans le Delta, où d’après le mythe elle éleva l’enfant Horus. On a aussi supposé sa parenté avec une démone mésopotamienne, la Lilith du mythe de Gilgamesh. À la fin de la Ve dynastie, elle est mentionnée dans les Textes des Pyramides, où elle protège le roi défunt de la putréfaction. Les Ramessides lui construisirent des sanctuaires à Memphis et à Abydos notamment. A l’époque gréco-romaine, elle devint la déesse universelle, invoquée tant en Égypte que dans tout le bassin méditerranéen et au-delà.

Isis est la Grande Déesse par excellence.

Dans le mythe osirien, elle est l’épouse exemplaire qui, grâce à ses pouvoirs magiques et avec l'aide de sa sœur Nephtys, réussit à ressusciter Osiris, le temps d'une union d'où naquit le dieu Horus. Elle retrouva treize des quatorze parties du corps de son bien-aimé (la partie manquante étant le pénis, qu’elle reconstitua en argile), assassiné et dépecé par Seth, son frère jaloux. Isis lui insuffla le souffle de la vie, et lui donna un fils, Horus. Symbole de la féminité dans ses aspects biologiques, c’est par elle que s'accomplit le mystère de la vie. En langage freudien, on pourrait même dire qu’Isis représente la matrice, la coupe féminine qui reçoit le principe masculin. En tant que magicienne ayant ramené Osiris à la vie, elle est aussi déesse guérisseuse. Les malades portaient parfois des amulettes à son effigie. En tant que mère d'Horus, elle est dispensatrice de vie et déesse gardienne qui veille sur son enfant. Dans ce rôle, elle est souvent représentée en Isis lactans à l’époque romaine, portant l'enfant Horus dans ses bras et lui donnant le sein. La Vierge allaitant le Christ n'est certainement pas sans rapport avec le souvenir de l'épouse d'Osiris et les vierges noires chrétiennes sont autant de réminiscences d’elle. En tant que veuve d'Osiris, elle est une divinité protectrice du défunt. Avec Nephtys, Seth et Selkis, elle est gardienne du sarcophage qu’elle protège de ses bras déployés, alors qu’Imsety, fils d’Horus, veille sur l’un des quatre vases canopes renfermant les viscères du défunt : le vase à tête d'homme qui contient le foie. Isis prit l'aspect et les attributs de plusieurs autres déesses comme Selkis, Hathor, Neith et Nout, pour les fondre en une seule et unique divinité.

Ses attributs, qu’elle partage avec d’autres divinités, sont:

  • l'ankh, la croix ansée symbole de vie ;
  • le sistre et le collier menat d’Hathor ;
  • le disque solaire et les cornes d’Hathor ;
  • la coiffe en forme de vautour, attribut des déesses célestes.

Les Grecs, puis les Romains, la firent entrer dans leurs panthéons respectifs Peinture murale d'Isis au musée de Karnak en ÉgypteSous les Lagides, Isis franchit les frontières de l’Égypte. Elle fut assimilée à de nombreuses déesses grecques ou romaines telles que Déméter, Perséphone, Diane de Dictys, Séléné, Cérès ou Minerve Cécropienne (cf. Apulée, Les Métamorphoses, dans : Romans grecs et latins, Bibliothèque de la Pléiade, p. 352). Rome l’adopta officiellement à l’époque impériale. A Pompéi, elle était adorée avec Osiris-Sérapis et Anubis. L’empereur Caligula était un dévot d’Isis. Dans sa villa à Tivoli, Hadrien fit construire un temple dédié à l’époux de la déesse, Osiris-Sérapis ; Caracalla édifia un temple d’Isis à Rome même.

Le culte de la déesse salvatrice se répandit dans les provinces romaines, autour de la Méditerranée, mais aussi en Pannonie, en Gaule, sur les bords du Rhin, en Bretagne. Comme la Déméter d’Eleusis, Isis, dans ses Grands Mystères, assurait l’immortalité aux initiés (op. cit., p. 359). Au Bas-Empire, seul le culte initiatique du dieu iranien Mithra surpassera le sien par le nombre des fidèles. Bien après l'avènement du christianisme, on continua à adorer Isis, dans le temple de Philae et ailleurs. Son culte ne s’éteignit à Philae que vers 535 apr. J.-C., sous l’empereur Justinien. Isis est à l'origine d'un des mythes les plus riches de l'humanité, dont la tradition est restée vivante dans les arts et la littérature.

Dans les arts et la littérature

Jean-Baptiste Lully composa en 1677 une tragédie lyrique intitulée Isis, retraçant les aventures de la nymphe Io qui devient grâce à Jupiter la déesse Isis à la fin de l'opéra, reliant ainsi mythologies grecque et égyptienne. Cet opéra, baptisé aussi l'opéra des musiciens du fait des nombreux instruments de musique mis en valeur, se caractérise par un prologue triomphant avec trompettes timbales et tambours, célébrant la gloire de Louis XIV après les victoires de celui-ci aux Pays bas. Un passage remarqué est le choeur des trembleurs. Isis est le premier roman de Villiers de l'Isle-Adam, où les critiques, tel Bernard Noël, s'accordent à voir une grande beauté d'écriture qui en fait un chef-d'œuvre de la littérature française. La quête d'Isis est le troisième tome de Les perspectives dépravées de Jurgis Baltrusaitis, essai sur la légende d'un mythe.

Texte de wikipedia.org

Osiris

Osiris est le nom grec d'un dieu de la mythologie égyptienne. Il fait partie de la grande Ennéade d'Iounou (Héliopolis). C'est le dieu des morts et le garant de la survie du défunt dans le monde souterrain. Son symbole est le pilier Djed, ses attributs sont la barbe postiche, la crosse Heka, le flagellum Nekhekh et la couronne Atef. Dans les Textes des Pyramides, le roi défunt est identifié à Osiris. Au Moyen Empire, l'immortalité n'est plus le privilège du souverain : chaque défunt pouvait accéder à la vie éternelle, devenant lui-même pareil à Osiris.

Le mythe osirien

Son nom égyptien est Ousir ou Asir ; on l'appelait aussi Ounen-Néfer (« L'éternellement beau ») et Khenty-Imentyou (« Celui qui est à la tête des Occidentaux », c'est-à-dire des défunts). Il existe plusieurs versions du mythe osirien, dont la plus récente nous fut transmise par Plutarque. Fils de Geb et de Nout, époux d'Isis, Osiris fut roi d'Égypte. En effet, Geb, au soir de sa vie, aurait donné en partage le monde à ses deux fils, Osiris et Seth. A Osiris la Terre Noire d'Égypte, à Seth le Stérile les Terres Rouges, les déserts qui entourent le Double Pays. La légende fait d'Osiris et d'Isis, son épouse, des souverains bienfaiteurs. Osiris enseigna aux humains les rudiments de l'agriculture et de la pêche, tandis qu'Isis leur apprit le tissage et la médecine. Pendant ce temps, Seth régnait sur les contrées désertiques et hostiles ainsi que sur les terres étrangères. Jaloux de son frère, il projeta son assassinat. Pendant un banquet en l'honneur d'Osiris, Seth offrit à l'assistance un magnifique coffre, jurant de le céder à celui qui l'emplirait parfaitement. Quand vint le tour d'Osiris, Seth fit refermer et sceller le coffre, tandis que ses complices chassaient les invités et tenaient Isis à l'écart ... Seth jeta le coffre dans le Nil, qui l'emporta dans la Méditerranée. Osiris mourut noyé. Après l'assassinat de son époux, Isis se mit à la recherche de son corps. Elle le retrouva à Byblos, au Liban, d'où, après maints stratagèmes, elle le ramena en Égypte pour l'enterrer et le pleurer. Seth finit par découvrir le tombeau, sortit le corps du caveau et le dépeça en quatorze (ou seize) morceaux qu'il dispersa dans le Nil. Isis, l'épouse et veuve fidèle, retrouva les lambeaux du corps de son bien-aimé, sauf le phallus, avalé par un poisson. Elle le reconstitua en argile, puis elle entreprit de rassembler le corps meurtri de son défunt mari, avec l'aide de sa sœur Nephtys. Elle embauma le cadavre, assistée par Anubis, lui redonnant une dernière étincelle de vigueur. Lorsqu'il fut ranimé temporairement par Isis, qui lui insuffla la vie, Osiris put la féconder. Elle lui donna un fils, Horus, « Le vengeur de son Père », qui combattit son oncle Seth dans des joutes interminables. Le tribunal des dieux finit par trancher : Horus entra en possession de son héritage et occupa le trône d'Égypte, comme pharaon après lui. Reconstitué par les rites de l'embaumement, Osiris devint la première momie, Ounen-Néfer (« L'éternellement beau ») car protégé de la putréfaction, et revint à la vie telle la terre d'Égypte elle-même après chaque inondation. Devenu le dieu des morts et le Seigneur de l'Au-delà, il transforma son royaume en champs fertiles : les champs d'Ialou. Depuis, il préside le tribunal divin pendant la pesée du cœur, avec l'aspect que nous lui connaissons, les bras croisés sur la poitrine, portant la couronne Atef, momifié et gainé dans un linceul de lin ne laissant paraître que sa tête et ses mains nues qui tiennent les insignes de sa royauté sur le monde des « Occidentaux ». « Juge suprême des âmes », il accorde aux défunts la vie éternelle ou au contraire la leur refuse et les condamne au néant.

Le culte

À l'origine, Osiris était vraisemblablement un dieu de la fertilité, personnification du renouveau végétal, par opposition à Seth le Stérile. Son aspect funéraire dérive sans doute d'Andjety, divinité locale de Bousiris, à laquelle il emprunte les attributs tels que le Heka et le Nekhekh, symboles du pasteur, et insignes de pharaon, protecteur de son peuple. Par un syncrétisme fréquent dans la religion égyptienne, il fut aussi identifié au dieu-chacal d'Abydos, Khenty-Imentyou, « Celui qui est à la tête des Occidentaux ». Osiris est donc le dieu du renouveau, celui qui renaît éternellement. Il est aussi la personnification de la terre fertile du Delta et des champs cultivables, le garant de l'équilibre du monde - la Maât - et des cycles naturels : mort et renaissance, sécheresse et fertilité, disparition et réapparition de l'étoile Sothis. Seize nomes se réclamant de la possession d'une relique, les lieux de culte du dieu se multiplièrent. Son nom est surtout associé à Abydos, en Haute Égypte, et à Bousiris, dans le Delta. À Abydos, où devait être conservé un reliquaire-fétiche censé renfermer la tête du dieu, la sépulture du roi Djer, pharaon de la Ire dynastie, fut assimilée au tombeau d'Osiris. Sethi Ier y fit construire un cénotaphe qui reprenait l'architecture de ce tombeau et l'accola au temple dédicatoire qu'il construisit sur la route de pèlerinage de la ville sainte. Abydos était la porte reliant le monde souterrain au monde des vivants et le lieu de la « Grande Procession » annuelle. Chaque année, au 4e mois de l'Inondation, le dieu sortit de son temple, abrité dans sa barque portative Nechemet ; puis il franchit la « Grande terrasse » où s'affrontaient ses fidèles et les partisans de Seth. Arrivé au lieu sacré de Peker, il fut descendu dans le tombeau de Djer, ressuscité et escorté en triomphe dans son temple. On a pu identifier d'autres sépultures d'Osiris dont celle de Gizeh, récemment découverte, celle de Philae, sur une île voisine du grand temple d'Isis, celles de Dendérah et de Karnak. D'autres encore sont attestées par les historiens antiques comme Hérodote, qui en a visité une à Saïs.

Texte de wikipedia.org

Bès

Dans la mythologie égyptienne, Bès est le génie protecteur de l'enfantement (accouchement) et des enfants. Il est également associé aux divertissements et à la bonne humeur. Il bénéficiait d'une grande ferveur auprès de la population égyptienne, qui installait dans la main de petits autels en son honneur ou possédait des statues à son effigie. Il était représenté sous les traits d'un nain grotesque portant généralement sur la tête une couronne de plumes. Fait remarquable, alors que tout les autres dieux sont représentés de profil, Bès, lui, était toujours représenté de face. Peut-être grâce à son physique grotesque, il éloigne les mauvais esprits et protège les femmes en couches. Bès a certains aspects en commun avec la déesse Tawaret.

Texte de Wikipedia.org

Amam

Dans la mythologie égyptienne, Ammout (La dévoreuse des morts) est la déesse qui, lors de la pesée du cœur, dévorait les âmes des humains jugés indignes de continuer à vivre dans l'au-delà. Elle est représentée sous les traits d'une créature à tête de crocodile, à corps et pattes avant de lion et à l'arrière-train et pattes arrière d'hippopotame. On la trouve attendant aux côtés de Thot et d'Osiris, dans la salle du jugement des deux vérités, le verdict de la cérémonie de la pesée du cœur, où le cœur du défunt est déposé dans une balance dont le contre-poids est la plume de la vérité (symbole de Maat). Si le cœur du défunt est plus lourd que la plume de Maat, c'est qu'il est chargée de trop de péchés, et Ammout est chargée de dévorer son âme, (le Ba), empêchant ainsi l'âme du coupable de retrouver son corps pour ressusciter dans le monde des morts.

Autres orthographes : Ammut, Amam ou Ammit.

Texte de wikipedia.org

Anubis

Anubis est le nom grec d'un dieu de la mythologie égyptienne qui se nomme Inpou ou Anepou « celui qui a la tête d'un chacal (ou un chien sauvage) » dans la langue hiéroglyphique. Associé au culte funéraire et à la protection du défunt, il est représenté sous la forme d'un canidé noir (chacal ou chien sauvage) allongé ou comme un homme à tête de canidé. Les chacals et les chiens sauvages peuplaient les étendues désolées où se trouvaient les nécropoles. C'est sans doute pour se protéger de ces rôdeurs qui n'hésitaient pas à déterrer les cadavres, que dès le début de l'ère pharaonique, les Égyptiens divinisèrent ces animaux pour s'attirer leurs bonnes grâces. Les différentes fonctions d'Anubis se retrouvent dans les quatre épithètes qui lui sont généralement associées : Tépy-djouf, « Celui qui est juché sur sa montagne » ; Khenty-seh-netjer, « Président du divin pavillon » (où se déroule l'embaumement) ; Imy-out « celui qui est la bandelette » ; Néb-ta-djéser, « Seigneur de la nécropole ». Dès l'Ancien Empire, Anubis préside la cérémonie de l'embaumement et celle de l'ouverture des yeux et de la bouche, répétant ainsi le miracle qu'il avait accompli pour Osiris. À partir de la Ve dynastie, il est supplanté dans cette tache par Osiris et en devient l'assistant. Durant l'embaumement, le chef des prêtres embaumeurs (le Héry-séshéta, « Supérieur des mystères ») portait un masque à l'effigie d'Anubis. Sur les murs des premières mastabas, c'était à lui, et non encore à Osiris, que le défunt adressait ses prières pour la survie de son corps après la mort. En effet, dès l'origine du culte, il est à la fois le gardien et le guide du défunt. Ainsi, on retrouve souvent à l'entrée des hypogées, deux Anubis sous formes de canidés allongés face à face, faisant office de barrière contre les forces du mal cherchant à perturber le repos éternel du défunt. Dans le texte des pyramides, il est le guide qui conduit le défunt à travers le royaume des morts jusqu'à la salle des deux Mâat, le présente au tribunal divin et veille au bon déroulement de la pesée du cœur (la psychostasie). Également souverain des morts, il est rapidement supplanté dans ce rôle par Osiris qui assimilera petit à petit la plupart de ses prérogatives importantes et qui fini par en faire un dieu de second plan. Il devient le gardien des portes du royaume des morts et se voit parfois représenté avec une clef à la main sous sa forme anthropomorphe ou fixé à un collier sous sa forme canine. Il reste un dieu funéraire prédominant et assimile les autres divinités canines liées au culte funéraire telles que Oupouaout et Khentyimenty, ainsi que les dieux Ha, Amentit et Sokaris. La parèdre d'Anubis est la déesse Anupet (Inpout ou Anepout en égyptien), déesse canine des funérailles et du désert.

texte de wikipedia.fr