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dimanche 21 août 2005

Cléopatre VII

Le dernier pharaon fût une femme et d'origine grecque de surcroit.

Alexandre, le Grand avait conquis l'Egypte en 332 avant notre ère et établit comme gouverneur Ptolémée, un de ses généraux, qui poursuivit la tradition en régnant comme pharaon.

L'histoire de l'Egypte en tant qu'Etat autonome prend fin à la mort de Cléopatre VII, la dernière souveraine ptolémaïque.

Née en 69 avant notre ère, elle monte sur le trône à l'age de 17 ans avec son frère, qui veut l'évincer. Cléopatre s'enfuit et s'allie avec César, venu en Egypte pour faire rentrer l'argent dû qui chasse son frère d'Alexandrie. Elle a 21ans et César 54ans, ils s'aiment, ils auront un fils: Césarion.

A la mort de César, Cléopatre s'enfuit d'Alexandrie, elle ne peut se passer de la protection de Rome, elle décide de séduire Marc-Antoine. Celui-ci tombe follement amoureux d'elle et se bat contre Octave, le neveu de César et perd la bataille d'Actium. Marc-Antoine perd tous ses territoires ainsi que l'Egypte.

A 39 ans Cléopatre se donne la mort et l'Egypte devint un province romaine, elle fut le dernier Pharaon.

Alexandre le Grand

Alexandre le Grand ou Alexandre III de Macédoine (Alexandros III o Makedôn, Alexandros signifiant « protecteur de l'homme ») (21 juillet -356–13 juin -323).

Il portait le surnom de dikoros en raison d'une évidente hétérochromie.

Fils de Philippe II de Macédoine, élève d'Aristote et roi de Macédoine en -336. Il fut l'un des plus grands conquérants de l'Antiquité et fonda notamment Alexandrie en -331.

Le mythe d'Alexandre s'explique principalement par ses prétentions à la conquête universelle (du monde entier). Cette aspiration, à la fois impossible et presque réalisée avant qu'il ne soit foudroyé à l'âge de 33 ans, eut comme conséquence — durant un temps très court — une unité politique jamais retrouvée ensuite entre l'Occident et l'Orient.

L'héritage d'Alexandre, également marqué par les cultures grecque, occidentale, et orientale, fut partagé entre ses généraux : il s'agit des différents royaumes et dynasties de la période hellénistique.

Famille

Alexandre est le fils de Philippe II de Macédoine et d'Olympias, princesse d'Épire, sa troisième femme. Par sa mère, il est le neveu d'Alexandre le Molosse, roi d'Épire, territoire qui se situerait de nos jours entre la région grecque d'Épire et le Sud de l'actuelle Albanie.

La légende veut qu'Olympias n'ait pas été fécondée par Philippe, qui avait peur d'elle et de son habitude à dormir en compagnie de serpents, mais par Zeus. Alexandre se servit de ces contes populaires à des fins politiques, faisant référence au dieu plutôt qu'à Philippe quand il évoquait son père. Une autre légende, d'origine égyptienne celle-là, (Roman d'Alexandre) veut qu'Alexandre soit le fils du dernier pharaon égyptien de la XXXe dynastie, Nectanébo II.

Par son père Philippe II, Alexandre descendrait de Téménos d'Argos, lui-même descendant d'Héraclès, fils de Zeus — pour cette raison, la dynastie macédonienne s'appelle dynastie des Argéades ou des Téménides. Par sa mère, Olympias, Alexandre pensait descendre de Néoptolème, fils d'Achille et de Déidamie.

Enfance et éducation

Située dans le Nord de la Grèce actuelle, la Macédoine est l'une des régions pélasgiques antiques. La langue parlée est alors l'un des nombreux dialectes grecs, cependant, dès l'époque du roi Archélaos (fin du Ve siècle av. J.-C.), la langue officielle de la cour et de la chancellerie macédonienne devient l'attique. Philippe, qui a séjourné à Thèbes comme otage (entre -369 et -367), le parle pour sa part couramment.

Après avoir été éduqué par Léonidas et Lysimaque d'Acarnanie, Alexandre reçoit pour précepteur le philosophe Aristote de -343 à -340. Ce dernier est le fils de Nicomaque, médecin d'Amyntas, le grand-père d'Alexandre. Il rédige une édition annotée de l'Iliade pour son élève. Alexandre lit également Hérodote et Xénophon, auteurs qu'il sut exploiter lors de ses conquêtes.

Plusieurs compagnons d'enfance d'Alexandre se retrouveront à ses côtés lors de la conquête de l'Asie.

Le roi de Macédoine

Bien que considéré comme barbare par les Athéniens, le royaume de Macédoine a, sous le règne de Philippe, étendu son hégémonie sur la Grèce classique. Il vainc Athènes aux Thermopyles en -352, intervient dans un conflit entre Thèbes et Phocis, triomphe d'une coalition d'Athènes et de Thèbes à la bataille de Chéronée, en -338. Alexandre y fait ses preuves en commandant la cavalerie. Philippe est également l'initiateur de la ligue de Corinthe, rassemblant toutes les cités grecques, à l'exception de Sparte, sous son commandement. La ligue doit porter la guerre contre l'Empire perse. En -340, en l'absence de son père, Alexandre devint régent de Macédoine.

À la mort de son père, Alexandre reprend le flambeau et est reconnu hégémon (eµ, « commandant en chef ») de la ligue. Il n'est pas seulement roi des Macédoniens, mais aussi, comme son père, archonte à vie des Thessaliens et hégémon stratège autocrate de la ligue de Corinthe. De, fait la politique de la Ligue est entièrement dictée par les Macédoniens Philippe puis Alexandre.

Au final, Alexandre est assez peu présent comme souverain dans son royaume.

Le Conquérant

Durant l'hiver -338/-337, Philippe de Macédoine a constitué la ligue de Corinthe qui avait déclaré la guerre à la Perse. Alexandre est le continuateur de l'œuvre de son père.

En -334 Alexandre passe en Asie et, dès le mois de mai, remporte la bataille du Granique. Dans la foulée Sardes se rend ; Halicarnasse à son tour est assiégée et prise. Durant l'hiver, il se rend à Gordion où, selon la légende, il tranche le nœud gordien.

En -333 il vainc Darius III à la bataille d'Issoset s'empare de la famille du Grand Roi, ainsi que de ses attributs royaux.

En -332 il conquiert la Phénicie et assiège Tyr pendant sept mois. À l'automne il entre en Égypte et se rend à Memphis où il est peut-être intronisé comme pharaon.

En -331 il fonde Alexandrie d'Égypte, se rend à l'oasis de Siwa où se trouve un sanctuaire oraculaire de Zeus-Ammon ; il y est salué par le grand prêtre à la manière d'un pharaon, c'est-à-dire appelé fils d'Ammon. Cette salutation, conforme à l'étiquette égyptienne, sera très largement exploitée par la propagande du Conquérant. Cette anecdote est rapportée ainsi par Plutarque: Quelques-uns affirment que le prophète, voulant le saluer en grec d'un terme d'affection, l'avait appelé « mon fils » , mais que, dans sa prononciation barbare, il achoppa sur la dernière lettre et dit, en substituant au nu un sigma: «fils de Zeus» ; ils ajoutent qu'Alexandre goûta fort ce lapsus et que le bruit se répandit qu'il avait été appelé « fils de Zeus » par le dieu. Plutarque (46-120), Vies Parallèles

Il quitte ensuite l'Égypte pour n'y jamais revenir.

Après un nouveau passage à Tyr, il se dirige vers l'Assyrie et rencontre l'armée du Grand Roi Darius III, le 1er octobre à Gaugamèles. Le succès du combat lui ouvre la route de Babylone, qui se rend suite à des négociations. Il entre en vainqueur dans la capitale de l'Empire perse et y demeure près d'un mois. Tandis que Darius, en fuite, tente de réunir une nouvelle armée royale dans les hautes satrapies, Alexandre prend la direction de Suse, laquelle se rend à son tour.

La campagne se poursuit en direction de la Perse proprement dite. Après avoir été un temps arrêté par la résistance aux Portes persiques, il parvient dans la ville la plus symbolique du pouvoir perse, Persépolis. La ville est livrée au pillage, puis quelques temps après, pour un geste symbolique mûrement réfléchi, à la fois en direction des Perses et des Grecs de la Ligue, les palais de la terrasse sont livrés aux flammes.

En -330 la Médie et le pays des Parthes sont conquis. Courant juillet, Darius est assassiné.

En -329, Alexandre traverse le Caucase indien (Hindu-Kuch) et parvient en Bactriane. Puis passant le fleuve Amou-Daria poursuit en Sogdiane.

En -328, il épouse Roxane.

En -327, il poursuit son trajet vers la vallée de l'Indus, où régnent des rois anciennement tributaires des Achéménides. Après avoir soumis un certain nombre d'entre eux et battu le roi Poros dans un combat terrible sur l'Hydaspe (affluent de l'Indus), Alexandre pense franchir l'Hyphase (affluent le plus oriental de l'Indus) pour atteindre la vallée du Gange et l'Océan extérieur. Mais à l'automne -326, sur les rives de ce fleuve, les troupes se révoltent et le roi ne parvient pas à les convaincre d'aller plus loin. Le Conquérant est obligé de se plier aux volontés de la troupe et donne l'ordre du retour. Il fait ériger douze autels marquant le point extrême de sa progression à l'Est.

En -324 il est de retour à Suse, et à Babylone au printemps -323. C'est là qu'il meurt subitement des conséquences d'un mal qui pourrait avoir été une forme de paludisme, probablement aggravé par l'épuisement.

Le pharaon

Quand Alexandre entre en Égypte en -332, il semble être accueilli en libérateur. Il est même possible que ce soit les Égyptiens eux-mêmes qui aient demandé son aide, pour les affranchir de la domination perse qui s'exerce sur le pays depuis deux siècles. Toujours est-il qu'il ne rencontre que peu de résistance, et qu'il étend rapidement son royaume jusqu'à la première cataracte du Nil.

Alexandre se fait proclamer pharaon à Memphis la même année. Il sacrifie au taureau Apis — gage de respect des traditions égyptiennes — et honore les autres dieux. Il se dirige ensuite vers la côte meditérannéenne où il choisira l'emplacement de la future Alexandrie qui ne sera achevée que sous Ptolémée Ier ou II. La légende veut qu'Alexandre ait choisi lui-même les plans de la nouvelle cité. Il se rend ensuite dans l'oasis de Siwa où il rencontre l'oracle d'Amon-Zeus qui le confirme comme descendant direct du dieu Amon. De retour à Memphis, il se fait officiellement couronner dans le temple de Ptah et réorganise le pays avant de repartir à la conquête du Moyen-Orient.

Son cheval

Alexandre le Grand sur son cheval Bucéphale Bronze Museo Nazionale di Villa Guilia, Rome, Italie.

Bucéphale était le cheval favori d'Alexandre. Selon la tradition, avant lui, personne n'avait pu le dresser. Ayant remarqué que l'animal était ombrageux — c'est-à-dire avait peur de son ombre —, Alexandre parvint à le maîtriser en le plaçant face au soleil. Bucéphale mourut lors de la bataille de l'Hydaspe (-326). En son honneur, Alexandre fonda sur son tombeau la ville de Bucéphalie (ou Boukêphalia).

L'héritage

Selon Plutarque, lorsqu'Alexandre, mourant, reçoit la question de Perdiccas : « À qui entends-tu léguer l'Empire ? », il lui fait cette réponse : « Au plus digne ». La scène — réelle ou non — laisse en tous cas augurer des déchirements qui vont opposer ses généraux après que son corps a été rapporté à Alexandrie. Dans un premier temps Philippe III Arrhidée et Alexandre IV lui succèdent avec pour régent Antipater. Cependant l'appétit de pouvoir des généraux sera plus forte que la fidélité dynastique.

Alexandre a eu deux fils avec Roxane. Il est dit du premier qu'il est mort en bas âge. Cependant, certaines traditions helléniques pontiques font oralement référence à la mise en scène de la mort de ce dernier, qui aurait engendré une descendance. Le second, posthume, qui se prénomait aussi Alexandre, Aegos, a été assassiné en -310.

Les Diadoques

Les Diadoques sont les généraux d'Alexandre qui se partagèrent sa succession : Antigone le Borgne (ancêtre des Antigonides), Ptolémée Lagos ou Sôter (ancêtre des Lagides) et Séleucos (ancêtre des Séleucides). Les différentes composantes de l'empire d'Alexandre — pour leur partie occidentale — ne seront plus réunies sous la même puissance pendant deux siècles, jusqu'à l'Empire romain.

Les Lagides

Ptolémée Lagos, général d'Alexandre et son frère naturel selon Pausanias, s'approprie à la mort d'Alexandre l'Égypte dont il est alors satrape en 305 avant notre ère, et ouvre la période dire lagide, c'est-à-dire la Dynastie des Ptolémées, sous le nom de Ptolémée Ier. Cette dynastie pharaonique, la dernière, s'éteindra en l'an 30 avant notre ère avec la mort de Ptolémée XV Césarion (fils de Cléopâtre et de Jules César) et l'avènement de la domination romaine. Durant cette période, 16 Pharaons (dont deux femmes) se succéderont sur le trône d'Égypte et auront pour principal objectif de faire ressurgir la grandeur passée du pays.

Les Séleucides

Les Séleucides, à qui échut la Babylonie, furent — avec la dynastie des Ptolémées en Égypte — la plus puissante des dynasties héréditaires qui se partagèrent l'empire d'Alexandre.

Les royaumes indo-grecs

Lors de la conquête de l'Inde, Alexandre institua des satrapies : satrapie de l'Indus supérieur (Gandhâra) gouvernée par Nikanor, l'Indus Moyen comprenant le royaume de Taxila et l'ouest du Penjab, dirigée par Philippos, et l'Indus inférieur couvrant le Sind et la côte dont le pouvoir est partagé entre son beau-père Oxyartès et Péithon. Des royaumes et principautés indépendants s'intercalent, dont le royaume de Pôrôs.

Au milieu du IIIe siècle av. J.-C. les satrapies orientales se trouvent coupées de l'Empire séleucide par l'avancée des Parthes. Vers -240 Diodote, satrape de Bactriane prend le titre de roi. Vers -230, Euthydème s'empare du trône et son fils Démétrius lui succède. Euthydème initie un accroissement vers le sud mais c'est son fils, profitant de l'effondrement de l'Empire maurya, qui accroît le plus le royaume en ajoutant l'Arachosie, la Gédrosie et la Carmanie.

Se constitue alors un royaume indépendant dans le Gandhâra avec Agathocle et Pantaléon (vers -190/-180) puis Appolodote (vers -180/-160).

En Bactriane, un dénommé Eucratide (-170/-145) s'empara du pouvoir et parvint à créer une « Grande Bactriane » incluant la Sogdiane, la Margiane et l'Arie. Puis il conquit l'Arachosie, le Gandhâra et une partie du Penjab. Il fut assasiné par son fils et son empire s'effondra.

Ménandre — ou Milinda pour les Indiens — (vers -155/-130), souverain dans le Penjab, représenta alors une nouvelle puissance. Mais son royaume lui survécut peu.

Ensuite les connaissances sont fragmentaires : Antialcidas, souverain de Taxila vers -100, Archébios son successeur vers -90/-80 soumis par les Saces. Vers -55 les souverains grecs du Penjab oriental Apollodote II et Hippostrate reprennent Taxila. Le dernier souverain grec connu est Straton II, roi de Sâgala, vaincu par les Scythes.

Villes fondées par Alexandre

Selon Plutarque et Appien, Alexandre aurait fondé 70 villes, seules 13 d'entre elles étant aujourd'hui identifiées. Alexandrie d'Égypte : l'actuelle Alexandrie, la plus connue de ses fondations. Alexandrie d'Arachosie : l'actuelle Kandahar Alexandrie d'Asie : Alexandrie de Margiane : sans doute à l'emplacement de l'actuelle Mary au Turkménistan. Alexandrie Eschate : Léninabad. Alexandrie Prophthasia : Farah. Alexandrie Areion : Hérat. Alexandrie Sogdiane : Alexandrie Susiane : Harax. Alexandrie de Carmanie : Alexandrie du Caucase : Alexandrette : Iskenderun dans la province du Hatay en Turquie. Bucéphalie

Anecdotes

L'incendie du temple d'Artémis à Éphèse

Le jour même de la naissance d'Alexandre le Grand, le temple d'Artémis à Éphèse, l'une des sept merveilles du monde antique, était victime d'un incendie criminel. En effet, le 21 juillet -356, Érostrate mit le feu à un monument vénéré par toute la Grèce pour sa beauté : il voulait ainsi s'assurer que son nom resterait dans l'histoire. Pour ce méfait, il fut torturé puis mis à mort et les autorités interdirent que soit prononcé son nom. Mais les consignes n'ont pas été respectées par tous, et le nom d'Érostrate nous est parvenu. Ses vœux ont donc finalement été exaucés.

L'ambassade de Gaule à Alexandre le Grand

Suivant Strabon et Arrien, des émissaires celtes — les ancêtres des Scordisques du milieu du IIIe siècle — rencontrèrent Alexandre sur le Danube, où il combattait d'autres peuples en -335. L'anecdote suivante est rapportée à cette occasion : « Quand Alexandre eut vaincu les Gètes et rasé leur ville, sur le Danube, il lui vint des ambassades de tous côtés et entre autres des Gaulois, qui sont (dit-il) de grands hommes. Alexandre leur demanda alors ce qu'il craignaient le plus au monde, en s'attendant à ce que ces gens disent qu'ils ne craignaient rien plus que lui : mais il fut détrompé car il avait affaire à des gens qui ne s'estimaient pas moins que lui ; ils lui dirent que la chose de ce monde qu'ils craignaient le plus était que le ciel ne tombât sur eux, ce qui signifiait qu'ils ne craignaient rien. »

La construction du mythe

Onésicrite et Callisthène compagnons d'Alexandre sont à l'origine de la légende dans leurs récits des campagnes d'Asie. Au IVe siècle avant J.-C., l'historien grec Clitarque d'Alexandrie écrit une Histoire d'Alexandre déjà remplie de fables. Ce fut le premier ouvrages a construire le mythe.

En Égypte, sous le règne des Ptolémées, se crée la plus grande part du mythe. Pour légitimer leur dynastie, ils inventent un Alexandre égyptien de caractère divin par une assimilation à des dieux ou à des héros comme Héraclès. L'admiration pour le conquérant gagne progressivement Rome. Pendant la deuxième guerre punique, Plaute y voit le modèle parfait du héros. Mais à Alexandrie, on entend rester maître de la légende. Une Histoire d'Alexandre le Grand, écrite par un pseudo Callisthène vers 222, raconte qu'Alexandre n'est pas le fils de Philippe de Macédoine mais le fils d'Olympias et du dernier pharaon d'Égypte qui va se réfugier à Pella, capitale de la Macédoine, pour fuir l'armée Perse. Le héros du pseudo Callisthène parcourt tout l'univers connu et mythique, agrémentant ses déplacements d'aventures merveilleuses. Ces voyages et ces récits sont repris et enjolivés dans des versions postérieures de ce premier « roman » d'Alexandre. Une des dernière est écrite en France au XIIe siècle.

Les récupérations

Les juifs: Le pseudo-Callisthène leur a déjà ouvert la voie, narrant une rencontre entre Alexandre et le grand prêtre de Jérusalem. Le Talmud reprenant cette tradition, fait d'Alexandre un héros sémitique, défenseur et propagateur de la religion du Dieu unique. Les chrétiens d'orient: Une version syriaque du pseudo Callisthène (vers 514) insiste sur le voyage au pays des ombres et la construction de la muraille destinée à contenir les assauts de Gog et Magog. Les musulmans: La Sourate de la caverne (Sourate XVIII) mentionne Dhû'l-Qarnâ' «le Bicornu». Dans cette Sourate, le Coran s'inspire de l'histoire légendaire d'Alexandre.

Alexandre dans le Coran

Le Coran fait d'Alexandre un de ses héros, de ses prophètes, sous le nom de Dhû'l-Qarnâ' « Ils t'interrogent au sujet de Dhû'l-Qarnâ'. Dis: «Je vais vous raconter une histoire qui le concerne.» Nous avions affermi sa puissance sur la terre et nous l'avions comblé de toutes sortes de biens. » Le Coran (XVIII, 83)

Tabarî a tenté une explication sur l'origine de la relation aux cornes. Cette thèse n'est cependant appuyée par aucune preuve concrête : « Alexandre est appelé Dhû'l-Qarnâ' pour cette raison qu'il alla d'un bout à l'autre du monde. Le mot qarn veut dire une corne, et on appelle les extrémités du monde cornes. Lui, étant allé aux deux extrémités du monde, tant à l'orient qu'à l'occident, on l'appelle Dhû'l-Qarnâ'.... » Tabarî, La Chronique (De Salomon à la chute des sassanides), Actes Sud / Sindbad

On considère généralement que le nom de Dhû'l-Qarnâ' donné à Alexandre le Grand a une explication plus simple. En effet, on peut voir Alexandre, portant les cornes du dieu Ammon, sur le tétra-drachme frappé à son effigie. Cette pièce a circulé dans tout l'orient et a servi de modèle aux monnaies arabes ( dirham, vient du grec drachme, d?a?µ? / drakhmê).

Sources: Plutarque, Vie d'Alexandre Justin, Abrégé des Histoires philippiques de Trogue Pompée (lire en ligne] Pseudo-Callisthène, Le roman d'Alexandre. Les Historiens d'Alexandre, Les Belles Lettres, coll. « Fragments », Paris ISBN 225174200X.

texte tiré de wikipedia.org

Ramses II

Ramsès Le Grand nous a laissé de nombreux témoignages, des textes rédigés par lui ou composés à sa gloire et gravé dans la pierre, des statues, des vestiges du palais et du temple funéraire (le ramsesseum), à l'ouest de Thèbes, le Temple d'Abou Simbel creusé dans le roc.

Il a laissé sa trace dans tout le pays, du delta à la nubie. Ramses II monta sur le trône en 1279 avant notre ère et régna 66 ans.

Maître de la propagande, il sût à merveille se représenter sous son plus beau jour, dans les monuments mais aussi les textes. Ainsi a kadesh, il tomba dans le piège du Roi Hittite. Son armée fut écrasée et lui même échappa de peu à la mort. Sur les murs du Temple de Louxor, cette défaite imminente est devenue une action héroïque: "Sa Majesté massacra toute l'armée du pays Hittite, avec ses grands seigneurs et tous ses frères... Son infanterie et ses troupes en chars de guerres tombèrent face contre terre, l'un au dessus de l'autre. Sa majesté les tua... et ils gisaient de tout leur long devant ses chevaux. Pourtant Sa Majesté était seule, nul ne l'accompagnait..."

A l'encontre des traditions, les commandants qui ont donné au roi de fausses informations sur l'ennemi sont blâmés dans le rapport officiel, ce qui servit probablement à révoquer des officiers contestants sa ligne politique. En effet Ramsès voulait la paix, ses prédécesseurs avaient élargi le territoire de l'Egypte qui allait maintenand de la frontière Turc à l'intérieur de la Nubie; lui voulait renforcer les frontières et ensuite vivre en paix et réduire les dépenses causées par l'armée.

Sous son règne, l'Egypte brilla de ses derniers feux, les bâtiments qu'il fit édifier servaient à la fois sa prope glorification et l'ordre intérieur: le roi était omniprésent dans le pays.

Si vous cherchez des explications plus précises sur ce grand pharaon lisez la biographie de Joyce Tyldesley intitulé: "Ramsès II le plus grand des pharaons"

Ramsès est le fils de Séthi premier du nom et de Touya. Il eu plusieurs femmes dont Nefertari, à qui il construit un temple juste pour elle: le temple d'abou simbel, iset la belle, sa seconde femme, une pricesse hittite pour sceller un pacte de paix et pleins d'autres femmes inconnues.

Personnellement je suis un grand admirateur de Ramsès, il est pour moi un idole. Il est un homme de paix mais également un grand guerrier.

Ramsès 2 s’est éteint vers 1236 av JC à l’âge d’environ 92 ans et après un long règne de 67 années !



Ramsès le Grand, le Napoléon de l’Antiquité (et son amour pour Néfertari)

Article de Ralay-Ranaivo Recueillis par Rina

Fils de Sethi Ier et petit-fils de Ramsès Ier, Ramsès le Grand est né vers 1304 et monta sur le trône en 1279 avant J-C. Son nom est une véritable référence pour nous tous quand on parle de l’Egypte antique. Cela n’étonne guère puisqu’il est l’un des plus grands pharaons à avoir gouverné les Deux Terres. A travers plusieurs édifices…pharaoniques construits un peu partout dans tout le pays, Ramsès II a laissé une multitude de témoignages du Delta jusqu’en Nubie. Même si c’est sous son règne que l’Egypte a vécu ses dernières gloires en tant que nation puissante, la période où il était au pouvoir reste l’une des plus glorieuses dans la mesure où elle a marqué l’histoire du peuple égyptien, non seulement par des grands travaux mais également par des événements importants. La terre des pharaons a connu une prospérité économique sous le règne de Ramsès le Grand puisque ce dernier a pris conscience de l’intérêt de développer les ports pour améliorer le commerce avec l’extérieur. La ville portuaire d’Alexandrie lui doit son énorme succès dans l’Antiquité. La cité est jusqu’à présent célèbre en raison de son phare, la 7ème merveille du monde. Sur le plan militaire, le monarque était à la fois un grand guerrier et un homme de paix. Il a continué de faire la guerre aux Hittites, comme l’avait fait son père. La fameuse bataille de Kadesh a eu lieu durant celle-ci : le déroulement de cette rencontre a été métamorphosé en grande partie dans un poème stipulant que Ramsès II a écrasé les forces hittites. Cependant, il a juste réussi à sauver son armée d’un guet-apens dans lequel deux éclaireurs hittites capturés les avaient amenés. Cette bataille, menée dans le but de s’emparer de la forteresse de Kadesh s’est avérée une partie nulle puisque les Hittites n’ont pas réussi à détruire l’armée égyptienne et que cette dernière n’a pas réussi non plus à prendre possession de la ville. Quoi qu’il en soit, le lendemain de cette bataille, les deux contingents ont signé un pacte de non-agression. Ramsès II s’est éteint vers 1236 av J-C à l’âge de 92 ans environ et après un long règne ayant duré 67 ans. Méremptah, son treizième fils, était son successeur. Cet héritier a tenté de poursuivre son œuvre mais avec moins de succès. Néfertari, « La plus belles de toutes » C’est à l’âge de 25 ans que Néfertari est montée sur le trône pour devenir reine et grande épouse royale de Ramsès II. Ce n’est qu’une fois couronné qu’elle a pris ce nom, Néfertari, signifiant « La plus belle de toutes » ou « La plus accomplie ». Son origine sociale reste un mystère pour les égyptologues, mais on dit qu’elle est issue d’une famille relativement modeste. Néfertari a épousé Ramsès II avant qu’il succède à son père. La souveraine est décrite sur les murs des temples comme une jeune femme très belle ayant un beau visage et une douce voix. A coté de son sanctuaire à Abou Simbel (en Nubie), Ramsès II a fait construire un autre temple en son honneur et à celui-ci de Hathor, la déesse de la danse, de la musique et de la joie. Néfertari fait partie de cette poignée de reines divinisées de leur vivant. En tant que grande épouse royale, elle est intervenue dans les affaires politiques et spirituelles du pays. Elle est associée aux cérémonies religieuses et aux longues négociations comme celle du traité de paix avec les Hittites. Elle meurt à l’âge de 40 ans, bien avant son époux. Après son décès, le souverain a pris une autre femme parce que l’Egypte doit être gouvernée par un couple selon la tradition. On sait tout de même que Ramsès II avait fortement aimé Néfertiti et l’avait honorée d’une manière assez exceptionnelle. Abou Simbel, la sublimation d’un amour A Abou Simbel, sous territoire nubien, se trouve la plus incroyable oeuvre construite sous Ramsès le Grand, deux temples taillés dans la roche. Le premier est dédié aux dieux dont Amon Ré. Sur la façade, on retrouve quatre statues du souverain mesurant chacune de 20m de haut. Taillés par les mains de l’homme d’un seul bloc de pierre qu’est la montagne, les temples furent construits de telle façon que deux fois par an les rayons du soleil pénètrent au fond du sanctuaire éclairant tour à tour 3 des 4 statues de pierre. La quatrième ne bénéficie pas de ce bronzage annuel, puisque c’est la statue de Ptah, le dieu de l’obscurité. Le second temple, plus petit est dédié à Néfertari : le pharaon avait décidé de magnifier le couple royal en l’incarnant, de manière monumentale, dans deux temples proches l’un de l’autre. Dans les années 60, la création du barrage d’Assouan a menacé d’engloutir sous les eaux les temples d’Abou Simbel. Les autorités étaient encore en plein conflit suite à la nationalisation du canal de Suez qu’il a fallu se battre pour sauver le site. L’Unesco a lancé une grande campagne et finalement, les temples furent sauvés, après plus de 3 années de travaux, au terme d’un démantèlement et d’une reconstruction. Le symbole de l’amour d’un roi pour sa reine a failli disparaître sous un lac sans l’acharnement d’une poignée de personnes. En deux mots Non, ce n’était pas l’histoire de Brad Pitt et Jenifer Aniston, d’ailleurs, ils se sont séparés. C’est celle de deux « stars » dont les noms et l’amour ont traversé les siècles et n’en finit pas jusqu’à présent d’émerveiller les générations. Les historiens et les romanciers, Christian Jacq à l’occurrence dans le quatrième tome de ses ouvrages sur la vie de Ramsès II s’intitulant « La dame d’Abou Simbel » (livre disponible au Ccac), ont fait de cette histoire, une des plus belles sur l’amour.

http://www.lagazette-dgi.com/v2/pagefr.php?genre=news&rubune=culture&limitune=5&id=27152



La famille de Ramses II

Ramses II a eu deux femmes : Néfertari ; puis après la mort de celle-ci Isisnefret. Toutefois, on peut supposer (et même affirmer) que Ramsès a beaucoup aimé sa 1° femme puisque celle ci est présente sur tous les monuments construit sous le règne de Ramsès II.

La famille de Ramsès n'était pas destinée à monter sur le trône d'égypte car elle n'est pas de descendance pharaonique, il est même probable qu'elle tire ses origines de souche Hyksôs. En effet la famille vient de la région d'Avaris qui fût la capitale des occupants, elle vénère les mêmes dieux que les guerriers soumis par Amosis, (Le dieu Seth) , Les études faites sur la momie de Ramsés tendent à démontrer qu'il était soit blond, soit roux (Chose extrêmement rare chez les égyptiens), de plus sa taille et son aspect physique ne s'approche pas non plus de la tendance égyptienne. Toutefois ramsès naîtra pendant le règne d'Horemheb et c'est le pharaon lui-même qui choisira la famille Ramasséide pour sa succession.

La famille de Ramsès II est tres complexe, tout comme sa descendance. Pour consolider ses relation diplomatiques Ramsès II se mariera avec un certain nombre de princesse étrangère et aura à sa mort plus de cent enfants ! Sethi 1er est le père de Ramsès II. Son grand père est Ramses 1er, père de Sethi 1er. Parmis ses nombreux enfants, c'est son 13ème fils, Merenptah qui lui succeda. Les autres ramses que nous connaissons (Ramses 3 , Ramses 4, Ramses 6 ou Ramses 9) ne sont pas de la famille de Ramsès II. Il descende de Sethnakht, père de Ramses 3 et grand père de Ramsès 4. Les fils de Ramsès II

Amonherounemef, puis devient Amonherkhepshef 1er fils Fils de Ramsès II et de la reine Néfertary. Etant le premier fils du pharaon, il hérite du titre de " prince héritier "

Ramsès IIème fils Fils de Ramsès II et de la reine Isisnofret. Valeureux général, il participa à la bataille de Qadesh. Il éleva des monuments en l'honneur de sa mère avec son frère Khaêmouaset à Memphis. En l'an 39, il reçoit le titre " héritier " Il meurt en l'an 60 de son père. Sa tombe se trouve dans la vallée des reines (n°53), où a été découvert un fragment d'une statue représentant le prince.

Parêhérounemef 3ème fils Fils de Ramsès II et de la reine Néfertari. Exerçant des fonctions dans l'armée, il reçut le titre de " premier brave des armées du roi "

Khaêmouaset 4ème fils Fils de Ramsès II et de la reine Isisnofret. Destiné au trône les dernières années de sa vie ; il assuma la charge de vizir du Nord. Il exerça pendant trente ans la fonction de grand prêtre de Ptah à Memphis. Il était sûrement le plus lettré des enfants royaux. Il eut trois enfants : Horis, qui eut deux enfants : Hori I Nemoursekhem Ramsès Isisnofret III

Moutouherounemef 5ème fils Fils de Ramsès Il reçut le titre de " premier Chartier du roi " .

Nebenkharou 6ème fils

Méryamon 7ème fils Il participa à la bataille de Qadesh

Amonnemouia, puis devient Sethemouia 8ème fils Fils de Ramsès II et de la reine Néfertari.

Séthi 9ème fils Fils de Ramsès II et de la reine Néfertari.

Méryrê 11ème fils Fils de Ramsès II et de la reine Néfertari Il fut grand prêtre de Ré.

Mérenptah 13ème fils Pharaon

Méryatoum 16ème fils Fils de Ramsès II et de la reine Néfertari. Il fut grand prêtre de Rê à Héliopolis pendant vingt. Il meurt en l'an 47 de son père.

Samontou Xème fils Fils de Ramsès II et d'une épouse secondaire. Il épouse Iryet, la fille d'un opulent capitaine de navire syrien. Les filles de Ramsès II

Bentanta, benânat 1ère fille Fille de Ramsès II et de la seconde grande épouse royale Isisnofret. Son nom la place sous la protection de la déesse orientale Ânat. Elle épousa son père, et eu une fille avec lui nommée Bentanta II. Elle apparaît sur la façade du temple d'Abou simbel, et au pied d'un colosse royal de Ouadi es- Séboua en Nubie. Sa tombe est la sépulture (n°71) de la vallée des reines.

Baketmout 2éme fille Fille de Ramsès II et de la reine Néfertari.

Néfertari II 3ème fille Fille de Ramsès II et de la reine Néfertari. Elle eu un enfant du nom de Séthi.

Mérytamon 4ème fille Fille de Ramsès II et de la reine Néfertari, elle m^me grande épouse royale de son père ; peut-être à la mort de sa mère. Connue pour sa statue longtemps restée anonyme. Sa tombe se trouve dans la vallée des reines (n°68).

Isisnofret II 5ème fille Fille de Ramsès II et de la reine Isisnofret. Elle épouse son frère Mérenptah.

Nébettaouy 6ème fille Fille de Ramsès II et de la reine Isisnofret. Elle devient grande épouse royale de son père. Sa tombe est la (n°60) de la vallée des reines.

Hénouttaouy 7ème fille Fille de Ramsès II et de la reine Néfertary. Elle ne fut pas grande épouse royale, mais elle reçut quand même une sépulture dans la vallée des reines (n°73). Elle est représentée sur la façade du temple d'Abou Simbel.

Hénoutmirê 15ème fille ? Fille de Ramsès II et peut-être de la grande épouse Mérytamon, et elle fut la dernière grande épouse royale de son père. Sa tombe est la sépulture (n°75) de la vallée des reines. On a longtemps cru, à tort, qu'elle était la fille de Séthi I et de la reine Touy, dont elle était très appréciée.

Néfertari II Xème fille Fille de Ramsès II et de la grande épouse royale Néfertari.

Bentanat II Xème fille Fille de Ramsès II et de la grande épouse royale bentanat I, elle même fille de Ramsès II. Elle aurait épousé son frère et oncle Mérenptah.

Néférouré Xème fille Fille de Ramsès II et de la reine Maâthornéférouré (princesse Hittite).

http://www.toutankharton.com/pharaons/ramses2.php



Nefertari, sa grande épouse royale

"Belle Parmi les Belles"

Les origines familiales de cette reine sont inconnues. Elle est la «Grande Épouse Royale» et l'épouse principale de Ramsès II. Avec Tiyi et Ahmès-Néfertari, elle est l'une des rares reines divinisées de son vivant. Elle joue un rôle de premier plan aux côtés de son époux, comme le démontrent de nombreuses représentations à proximité des statues royales et, surtout, le petit temple d'Abou Simbel, qui est dédié à la reine, identifiée à Hathor. Sa superbe tombé de la Vallée des Reines (QV 66) est une autre des raisons pour lesquelles Néfertari est restée célèbre jusqu'à nos jours.

Découverte en 1904 par Ernesto Schiaparelli, la tombe possède des fresques qui représentent le voyage de la noble défunte dans l'au-delà. Les scènes, qui s'inspirent du Livre des Morts, sont disposées de façon à retracer le parcours de l'âme de la reine. Après avoir descendu les escaliers et être parvenue dans la «salle d'or» (la salle du sarcophage), l'âme entre dans le royaume d'Osiris, où s'accomplit sa gestation. Ensuite elle subit les transformations de la transfiguration dans l'antichambre. C'est dans la petite salle annexe qu'est célébré le triomphe de la défunte qui, désormais, est prête à «sortir au jour», c'est-à-dire à ressusciter. Les magnifiques peintures murales étaient menacées par l'humidité et l'infiltration de sels qui faisaient disparaitre les enduits. Une première intervention, provisoire, a été effectuée en 1986 par l'Egyptian Antiquities Organization (E.A.O.) et par le Getty Conservation Institute, et a permis de sauver les parties les plus fragilisées (20% de la surface). Les travaux définitifs ont été menés à bien entre 1988 et 1994 par une équipe multidisciplinaire de l'E.A.O. et des archéologues italiens placés sous la direction de Paolo et Loura Mora.

http://www.thoutmosis.org/egy_ancienne/histoire/nefertari.php

Sethi

Le père de Ramsès, Séthi I, a régné de 1290 à 1270 av. J.-C.. Il devait être âgé dans la trentaine lorsqu'il accéda au trône laissé vacant par son père, Ramsès I, le fondateur de la XIXe dynastie. Le vaillant pharaon se distingue par ses accomplissements à Abydos. Il fit construire son temple funéraire à Gourna. Sur le côté militaire, il fit quelques campagnes du côté de l'Amourrou et reconquit quelques territoires qui passaient constament du côté hittite ou égyptien. Il mourut probablement en désignant Ramsès comme corégent et fut enterré dans la Vallée des Rois. Sa mère, Touy, devait être issue d'un père militaire. Nous ne connaissons son visage que part un portrait retrouvé dans sa tombe, la n°80, où sa mommie fut déposée, vers les ans 22-23 du règne de son fils.

Horemheb

(Horus-en-fête) (1340-1314 av. J.-C.), ancien général et ami d'Akhénaton. Ce souverain, comme Ramsès II plus tard, tente de faire disparaître toute trace de l'époque monothéiste. Il renie son ancienne religion atonienne - il trahit Akhenaton - et en détruit toute trace. Horemheb a un règne qui marque deux fins, celle de la XVIIIe dynastie et celle de l'Époque amarnienne. Ses premières traces remontent lorsqu'il était général des armées du roi Amenhotep IV (Akhénaton). Il soutint le chétif Toutankhamon sur le trône avec l'aide du grand prêtre divin Aÿ. À la mort de l'enfant-roi vers 18 ans, d'une blessure à la tête, Aÿ se proclame pharaon et prend pour épouse la femme de Toutankhamon.

Le prêtre-pharaon est déjà vieux, et il s'efface très vite, et on perd la trace de la jeune Ankesenamon (aurait-elle trahi sa patrie? Se serait-elle suicidée?) Entre en scène Horemheb, légitimé par son mariage avec Moutnedjemet, peut-être la sœur de Néfertiti.

Il signe la paix avec Mursil II le roi des hittites. Il endigue la misère générale en réprimant avec rigueur la corruption administrative.

Le pouvoir passe des pharaons « civils » aux pharaons « militaires », c'est-à-dire issus du corps des généraux (comme après lui Ramses Ier). La réorganisation administrative — reprise en main du pouvoir — est gravée sur la stéle dite du rétablissement, stèle vraisemblablement usurpée à Toutankhamon.

texte tité de wikipédia.org

Akhénaton

Amenhotep IV, dont la cogérance avec Amenhotep III est discutée, règne seul à partir de 1378/1352 et se fait couronner à Karnak, signe qu'au départ, il n'était pas en lutte ouverte avec le clergé d'Amon-Rê. Il entreprend d'ailleurs un programme de construction traditionnel. Il épouse sa cousine Nefertiti, fille de Ay et de Tiy II, donc petite fille de Youya et Touya. Amenhotep IV et Nefertiti forment un couple encore plus étroitement lié politiquement que celui d'Amenhotep III et Tiy. Comme eux, ils sont associés dans les cérémonies, mais, chose nouvelle, l'art officiel les représente dès le début dans des scènes familiales jugées jusque là trop intimes pour être montrées.

C'est en l'an 2 de son règne qu'Amenhotep IV donne à Aton la place qu'occupait Amon-Rê. En l'an 5 de son règne, il procède à la fondation de la nouvelle capitale qu'il appelle Akhetaton, " l'Horizon du Disque " et marque le site de quatorze stèles frontières.

La réforme religieuse

Depuis le début de la XVIIIe dynastie, la montée des cultes héliopolitains tend à concentrer autour de Rê la création et l'entretien de la vie, sans toutefois écarter les autres dieux. Il serait donc exagéré de parler de monothéisme mais plutôt d'une fusion de compétences multiples dans le Créateur par excellence qu'est le soleil. Amenhotep IV choisit d'en adorer l'aspect sensible, le Disque. Le résultat donne un ton universaliste qui présente les apparences du monothéisme. L'originalité d'Akhenaton est d'avoir fourni une image facile à appréhender en évitant le détour par le clergé spécialisé, seul capable de servir d'intermédiaire entre les hommes et un dieu impénétrable. Aton permet la perception immédiate du divin, par opposition à Amon, le dieu " caché ". Le Disque est une forme du Créateur dont le roi est l'équivalent terrestre. Il prend également en charge les morts, même si Osiris reste à l'honneur.

L'impact de cette réforme sur la population est quasiment nulle. D'abord parce que la Cour se confine très vite à Akhetaton. Ensuite parce que le peuple, écarté de ce qui se passait dans les palais et les temples, continue à vivre sur les bases religieuses traditionnelles.

L'originalité de l'image d'Akhenaton est moins importante qu'on ne pourrait le croire. Il conserve tout l'apparat phraséologie de ses prédécesseurs. Ainsi, il se fait représenter en train de massacrer des ennemis vaincus. Il ne touche pas aux structures de l'administration. Sur le plan politique, sa " révolution " renforce l'absolutisme théocratique : le roi est l'intermédiaire obligé entre les hommes et le Disque.

La réforme a des effets dans deux domaines surtout : l'économie et l'art. Akhenaton ferme certains temples ou limite leurs activités et rattache les biens cléricaux à la Couronne. La construction de la nouvelle capitale et des nouveaux temples se fait au détriment de l'économie en général et de l'économie divine en particulier.

Les conséquences de l'atonisme sur les arts et les lettres sont plus spectaculaires et plus durables. Une plus grande liberté se manifeste dans les œuvres contemporaines, surtout dans les compostions poétiques : hymnes et litanies divins et royaux. La langue parlée est introduite dans les textes officiels et dans les grandes œuvres. Dès le règne d'Amenemhat III, l'idéalisme officiel cède le pas à un réalisme plus sensuel qui n'hésite pas à souligner les formes du corps par des techniques comme celle du " drapé mouillé ". Ce traitement plus généreux des volumes apparaît aussi dans le dessin où l'usage de la ligne est moins rigoureux, l'emploi des couleurs plus souple. La mode évolue également : nouveaux costumes, nouvelles coiffures…

Des détails stylistiques sont caractéristiques de la période : l'inclinaison de l'œil dans l'orbite et l'étirement des lignes qui produira les fameux yeux " en amandes " d'Akhenaton, les plis dans le cou, les oreilles percées, etc. Akhenaton radicalise la tendance pour lui-même et sa famille dès la deuxième année de son règne en poussant le réalisme jusqu'à la caricature : l'affaissement des chairs prend une apparence pathologique. Au fil des ans, le trait s'adoucit et, à la fin du règne, les études d'après nature l'emportent, comme la célèbre tête de Nefertiti de Berlin. De nouveaux thèmes apparaissent : l'image de la famille, omniprésente dans toutes les scènes, y compris et surtout celles du culte.

La famille royale

La construction et la première occupation de la ville se font entre l'an 5 et l'an 6 du règne d'Akhenaton. En l'an 12, la reine Tiy s'installe à la cour d'Armana. Cette installation a été interprétée comme la preuve qu'Akhenaton n'a régné seul qu'à partir de cette date. Cette même année, l'une des six filles du couple royal, Mékétaton, meurt. Nefertiti semble jouer un rôle moins important après l'an 12. Elle se serait même séparée de son mari si l'on en juge que l'une de ses filles, Méritaton, la remplace dans les cérémonies auprès du roi. Les trois années de la fin du règne sont troubles : le pays est livré aux persécutions anti-amoniennes qui se traduisent par le martelage des noms du dieu, martelage que subiront à leur tour Akhenaton et son dieu quelques années plus tard. Peut-être y a-t-il eu une corégence avec Néfernéférouaton? Smenkhkarê a d'ailleurs été attesté comme roi, son règne devant se situer entre ceux d'Akhenaton et de Toutankhaton pour une durée possible de deux ans. Le corps de Smenkhkarê a été retrouvé dans une tombe qui lui a été consacrée dans la Vallée des Rois. Tout indique qu'il s'agit d'un réensevelissement hâtif. Dans cette tombe, on a retrouvé d'autres restes qui sont peut-être ceux de la reine Tiy. On pense généralement que toute la famille royale a ainsi été transférée sous le règne de Toutankhamon.

L'Horizon d'Aton

Il est probable que Smenkhkarê puis Toutankhaton étaient des cousins ou des neveux d'Akhenaton qui légitimèrent leur montée sur le trône en épousant chacun l'une des filles du roi. Lorsqu'il succède à Smenkhkarê, Toutankhaton est âgé d'environ neuf ans. Il épouse la princesse Ankhesenpaaton. Très rapidement, il quitte Amarna pour Memphis. La ville d'Akhetaton est abandonnée après seulement une trentaine d'années d'existence.

La revanche d'Amon

Le retour à l'orthodoxie amonienne se fait sous Toutankhaton, probablement sous l'influence du divin père Ay. Le jeune roi commence par changer son nom en Toutankhamon. Il meurt à environ dix-neuf ans sans avoir eu d'enfant de son épouse Ankhesenamon : avec lui s'éteint la lignée d'Ahmosis. Sa veuve supplie le roi hittite Suppiluliuma de lui envoyer un de ses fils pour l'épouser et en faire le pharaon d'Egypte. Le prince n'arrivera jamais et l'union entre les empires hittites et égyptiens ne se fera pas.

Ankhesenamon épouse peut-être le vizir de son défunt mari, Ay qui, lui-même, ne régnera que durant quatre ans.

La réelle coupure dynastique a lieu lorsque le commandant en chef de l'armée, Horemheb, prend le pouvoir et se présente comme restaurateur de l'ordre établi. Il fut un grand constructeur, surtout à Karnak. Après vingt-sept ans de règne, il sera enterré à Thèbes, dans la Vallée des Rois. N'ayant pas d'héritier mâle, Horemheb transmet le pouvoir à un autre militaire, un général originaire du Delta qui va fonder une nouvelle dynastie, celle des Ramsès.

Aménophis III

La famille :

Fils de Thoutmosis IV (Menkhépérourê) et de la reine Moutemoia, dont les origines sont encore incertaines. Certains voient en elle une princesse du Mitanni, d'autre la princesse (ou reines) Iaret. Une hypothèse récente l'apparenterait à Tiyi(=> voir les reines), mais fut écarté par son auteur. On connaît à Aménophis plusieurs frères et sœurs :

-les princes : Amenemhat : connu grâce à des vases canopes retrouvés dans la tombe de son père. Âakhépérourê : connu grâce à deux graphitos sur le rocher de Konosso. Saatoum : connu grâce à une stèle le représentant avec son " père nourricier " et la femme de celui ci : Méryrê et Bakhétamon. Grâce à toutes ses informations, on connaît maintenant le nom d'une nièce d'Aménophis III : Nebitia. Ahmès ?: Ce personnage appartient à la classe des très hauts fonctionnaires, ses taches vont de chefs du trésor, à prêtre, en passant par chancelier et chef des travaux du roi. La biographie mentionne aussi le titre de prince héréditaire….

-Les princesses : Tiâa : Elle est connue grâce à une étiquette rédigée lors du déplacement des momies, sous la XXIème dynastie, par les prêtres. On lui connaît aussi une nourrice du nom de Méryt, l'épouse de Sebekhotep I, lui-même éducateur. Pyihia : Connue, elle aussi grâce à une étiquette de momie. Tanoutamon : Fut identifiée grâce à un vase canope, portant son nom, retrouvé dans la tombe de son père. Imenemipet : Seulement connue grâce à un témoignage dans la tombe d'un noble de la cour.


L'enfance du roi :

Proclamé né à Thèbes, il est possible que le futur Aménophis II soit né à Memphis ou à Medinet el-gourob. Cette attestation a sûrement eu un but théologique. Il est présenté comme l'aîné des enfants royaux, et donc comme l'héritier du trône. Son " père nourricier " fut sûrement Heqaerneheh, dont le père de ce dernier, Heqarechou, n'était autre que le précepteur de Thoutmosis IV. Un certain Sebekhotep lui succède dans cette fonction, et devient le percepteur d'Aménophis ; qui en plus de lui enseigner les bases du gouvernement et l'art de la guerre, joue auprès du prince le rôle de père.


Le couronnement :

Mort à Memphis, Thoutmosis IV avait entre 25 et 40 ans (selon les estimations) ; avec lui moururent, à peu de temps près, le prince Amenemhat et la princesse Tanoutamon. Accompagné de sa mère, l'enfant-roi présida les funérailles. Il fut couronné à Memphis, vers l'âge de 12 ans, il reçut quatre noms, qui complétèrent sa titulature royale :

Nom d'Horus : " Taureau puissant, apparaissant en Maât "

Nom des deux maîtresse : " celui qui établit les lois et apaise les deux terres "

Nom d'Horus d'or : " Grand en puissance, vainqueur des asiatiques ".

Nom de roi de Haute et Basse Egypte : " Nebmaâtrê "

Nom de fils de Rê : " Aménotep, prince de Thèbes "

Il est probable que se soit à ce moment que le nouveau pharaon prit pour épouse la jeune Tiyi, qui devait avoir son âge.



La politique intérieure :

Aménophis décide de nommer son beau-frère Aanen au rang de second prophète d'Amon, ce qui lui permit de contrôler un peu plus le clergé qui ne perdait pas sa puissance et son autorité. Il suivit la politique de son père, et honora le disque solaire Aton. Des textes évoquent Thoutmosis IV comme " le maître de ce qu'encercle Aton ". A Héliopolis, apparaissent des traces du culte du disque solaire. En l'an 11 de son règne, Aménophis III décida de faire creuser un lac pour la reine Tiyi. Ce geste fut surtout dû à des raisons pratiques. Il se situait dans la région d'Akhmîm. En l'an 29, il déplaça la cour à Thèbes, et y édifia un palais : " palais du rayonnement d'Aton ". (Malgatta). Cet immense et merveilleux palais était appelé " Maison de l'allégresse ". Il était composé de trois appartements royaux, celui du roi, de la reine Tiyi et de la princesse Satamon. En l'an 30, Aménophis célébra la première fête-sed, durant laquelle, il se proclama " roi vivant de l'Egypte, incarnation du dieu-soleil sur Terre ". C'est aussi à ce moment que sa fille Satamon fut nommée grande épouse royale. C'est en l'an 32, que Moutemouia parti rejoindre le royaume d'Osiris, ainsi que Aânen, qui l'avait rejoint un an plutôt. La deuxième fête-sed du pharaon se célébra en l'an 34, sa fille Isis reçu le titre de " grande épouse royale " La troisième fête-sed eu lieu en l'an 37, affaiblit, le roi comptait sur cette cérémonie pour lui redonner de la force.


Politique étrangère :

La seule campagne qu'Aménophis mena à la frontière Sud, avec le vice-roi Mérymès fut immortalisé sur trois stèles. A size ans, pharaon mit fin à une rébellion, et fit 30 000 prisonniers. En l'an 10, Aménophis III conclue un traité de paix avec le Mitanni, en épousant la princesse Kiloughépa, la fille du roi Shouttarna II. Cet événement fut relaté sur un scarabée commémoratif. Plus tard, il épousa une autre princesse étrangère du nom de Taduhepa, qui fut peut-être épousé ensuite par Akhenaton (sous le nom de Kiya ?).

Monuments édifiés :

A Karnak, Aménophis acheva le sanctuaire destiné à la barque d'Amon Rê. Il édifia le troisième pylône, ainsi que le dixième, qu'il acheva par deux statues, dont l'une était la plus colossale de l'Egypte antique. En l'an 25, commencèrent les travaux du sanctuaire du sud : Louxor. Au départ, Hatchepsout avait édifié un petit temple, en l'honneur d'Amon ; c'est autour de celui ci qu'Aménophis érigea un monument beaucoup plus ambitieux. Une grande allée de sphinx relierait le temple de Karnak à celui de Louxor. A partir de l'an 30, débutèrent les édifications de nombreux temples, tels ceux d'Hebenou, d'Eléphantines,… En l'an 31, Aménophis entreprit la construction de son temple de " millions d'années ", dont aujourd'hui il ne reste plus rien, sauf les deux colosses de Memnon.

La tombe:

Commencé sous le règne de Thoutmosis IV, la tombe d'Aménophis III est l'une des plus grande de la vallée des rois. Deux pièces identiques étaient sûrement destinées aux grandes épouses Tiyi et Satamon. Toutes les parois de la demeure d'éternité n'ont pas été décorées, on peut penser à un manque de temps, mais il est plus probable que ceci fut fait exprès. Un immense sarcophage contenait la momie royale, il n'en reste aujourd'hui que je couvercle, brisé en plus de 50 morceaux. Trois chambres funéraires contenaient un très riche mobilier funéraire, qui malheureusement fut pillé.


Les grands personnages du règne :

Amenhotep, fils d'Hapou : Maître d'œuvre, intendant de la princesse Satamon.

Inéni Aânen : deuxième prophète d'Amon à Karnak, frère de la reine Tiyi.

Khéraouef : intendant de la reine Tiyi.

Mérymès : Vice-roi de Koush

Ramosé : Vizir du Nord, chef des prêtres de Haute et Basse Egypte.

http://perso.wanadoo.fr/nefou/Am%E9nophis%203.htm

Amenophis II

AMENHOTEP II Aakhépérourê (1425-1401)

Nom d'Horus : "Taureau puissant à la grande force", "Taureau puissant aux cornes acérés" Horus d'or : "Celui qui s'empare de tous les pays par la force"

Amenhotep II est le fils de Thoutmosis III et de sa seconde épouse Hatchepsout II Mérirê. Son père l'associe au trône deux ans avant de mourir. Le nouveau pharaon se distingue surtout par sa grande force physique qu'il aime mettre en valeur. Il excelle notamment dans le maniement des armes et le tir à l'arc. Le roi est aussi un grand chasseur. Il exerce sa bravoure en chassant le lion à pied dans le désert.

Amenhotep fait preuve d'une cruauté assez inhabituelle de la part d'un roi d'Egypte. Lors de sa première campagne en Syrie en l'an trois de son règne, il écrase une révolte au Naharina et s'empare de la ville de Qadesh. Il tue de ses propres mains sept princes syriens et fait suspendre leurs dépouilles aux mur de Thèbes et de Napata à titre d'exemple.

En l'an sept et neuf de son règne, il repart en campagne contre le Mitani suite à une nouvelle révolte des princes syriens mais ne parvient pas à reprendre le contrôle du Nord du pays. Amenhotep pille le Retenou et ramène en captivité 3600 Apirou que les historiens identifient aux Hébreux dont la présence en Egypte est attestée depuis Thoutmosis III (tombe de Pouiemrî et d'Antef). La paix règne en Nubie surveillée par le compagnon d'arme du roi, Ousersatet. Amenhotep réalise un certain nombre des décorations dans le temple de Kalabcha et poursuit la construction du temple d'Amada. Il entreprend également des travaux à Karnak, Médamoud, Tôd et Ermant.

Amenhotep II meurt après avoir règné 24 ans sur l'Egypte. Son temple funéraire a aujourd'hui disparu. Sa tombe, construite dans la Vallée des Rois, possède sur ses murs une version complète de l'Amdouat. Sous la XXIe dynastie, elle a servi de cachette pour les momies de Thoutmosis III, Mineptah-Siptah, Séthi II, Sethnakht, Ramsès III et Ramsès IV.

http://perso.wanadoo.fr/thotweb/Documentation/AmenhotepII.htm

Sésostris III

Le règne de Sésostris III (de -1878 à -1842) marque l'apogée du Moyen Empire. Ce pharaon est resté dans la mémoire des Egyptiens comme l'un des plus grands de leur histoire. Cinquième roi de la XIIe dynastie, Sésostris III hérite d'un pays que ses prédécesseurs ont bien géré et su faire prospérer durant une longue période de paix. Son père Sésostris II a engagé la mise en valeur de l'oasis du Fayoum par de grands travaux d'aménagement et d'irrigation. L'activité économique et commerciale florissante de l'Egypte attire de nombreux travailleurs asiatiques dans la vallée, et l'influence égyptienne est plus forte que jamais à Byblos, la vieille cité amie de Phénicie. Cependant, malgré leur autorité réelle sur le pays, les premiers Amenemhat et Sésostris ont dû s'accommoder de la puissante noblesse locale des nomarques, dont certaines lignées étaient déjà en place lors de la Première Période intermédiaire et qui n'ont accepté le retour d'un pouvoir pharaonique fort qu'à condition de conserver leurs privilèges. Or, leur richesse et leur enracinement font craindre à Sésostris III qu'ils ne parviennent à affaiblir à nouveau la monarchie.

Dès son accession au trône, il entame une réforme administrative radicale qui brise le pouvoir de ces dignitaires locaux. La charge de nomarque est supprimée, et la gestion du territoire confiée à trois ministères régionaux ( Nord, Sud et Nubie). Chacun des trois ministres est un fonctionnaire nommé par le roi, qui travaille sous l'autorité directe du vizir.

Cette réforme entraîne la création de nombreux postes de fonctionnaires subalternes (officiers, scribes) qui constituent une nouvelle « classe moyenne » prospère et dévouée au pharaon. Hors de l'Egypte proprement dite, Sésostris III doit assurer la reprise en main de la Haute-Nubie, entre les 2e et 3e cataractes. Cette pointe méridionale des possessions égyptiennes subit alors les incursions régulières de tribus kouchites venues du Sud. Le roi pacifie la région en quatre campagnes militaires, entre l'an 8 et l'an 19 de son règne. La frontière est renforcée par la rénovation ou la construction d'un réseau de huit forteresses pourvues de garnisons. Les habitants de la province, reconnaissants, placeront Sésostris III au rang des divinités locales. Au Nord, le pharaon lance une expédition militaire contre les Mentjiou, turbulents nomades sémitiques qui menacent régulièrement le nord-est de l'Egypte. Cette campagne le mène jusqu'en Palestine: il est le premier pharaon à mener de vraies opérations de guerre en Asie. Les sources égyptiennes mentionnent à cette occasion la ville de Jérusalem. Sésostris III se fait construire sa pyramide à Dashour, au nord de Licht, résidence de la XIIe dynastie. Lorsqu'il disparaît, après trente-six ans de règne, l'Egypte du Moyen Empire est au sommet de sa puissance et de son influence.

http://membres.lycos.fr/menoud/murielle/antiquite/egypte/pharaons.htm

Sésostris Ier

Sésostris Ier (-1962--1928) est le fils aîné du fondateur de la XIIe dynastie, Amenemhat Ier (1991-1962 av. J.-C.). Pour faciliter sa succession et consolider sa dynastie, Amenemhat Ier l'associe au trône en l'an 20 de son règne et lui confie la conduite des opérations militaires contre les turbulents voisins de l'Egypt.

Prince co-régnant, Sésostris est d'abord chargé par son père d'établir sur la Nubie l'autorité égyptienne, restée précaire malgré les efforts des derniers rois de la XIe dynastie. Les deux expéditions qu'il y mène atteignent Semna, dans la région de la deuxième cataracte. Sésostris se trouve en Libye, où il dirige une campagne contre des opposants politiques (partisans d'héritiers de la XIe dynastie ?), lorsque son père est assassiné par une coterie de comploteurs du palais.

Le nouveau pharaon semble réussir à s'imposer sans grands heurts malgré les circonstances dramatiques de son accession au trône. De fait, ses trente-quatre années de règne sont une époque de paix intérieure, de prospérité retrouvée et d'intense activité monumentale. On a recensé trente-cinq sites où Sésostris Ier a construit, témoignage des ressources nouvelles, et de l'activité fiévreuse qui règne alors en Egypte. Le pays est définitivement sorti des temps troublés de la Première Période intermédiaire. D'ailleurs, le souci majeur de Sésostris Ier, en politique intérieure, semble être de ne pas laisser les grands dignitaires locaux et les hauts fonctionnaires prendre trop d'importance en face de l'État. C'est ainsi qu'il divise la charge de vizir en plusieurs fonctions et surveille attentivement les nomarques, pour éviter le retour au délitement et à l'anarchie qu'a connus l'Egypte quelques générations précédentes.

La grande œuvre extérieure de Sésostris Ier est la pacification de la Basse-Nubie, qu'il a entamée sous son père. Il porte la domination égyptienne sur la 3e cataracte du Nil et établit une forteresse à Bouhen, en avant de la 2e cataracte, pour surveiller la région. En Orient, il encourage la reprise des relations commerciales avec les villes phéniciennes de Byblos et d'Ougarit, qui s'étaient taries à la fin de l'Ancien Empire. La renaissance égyptienne du Moyen Empire qu'illustre le règne de Sésostris Ier concerne aussi le domaine littéraire. « Le conte de Sinoué », rédigé sous son règne, s'inspire librement des événements survenus lors de l'assassinat d'Amenemhat Ier. Il met en scène un fonctionnaire de Sésostris, Sinoué, qui s'enfuit d'Egypte pour des raisons obscures après l'annonce du meurtre du pharaon. Après maintes tribulations qui le mènent jusqu'en Palestine, où il devient chef d'une tribu bédouine, Sinoué finit par rentrer au pays avec le pardon de Sésostris. Apologie du loyalisme d'un serviteur du roi, cette œuvre littéraire restera un grand classique de la littérature égyptienne.

Il érige comme son père une pyramide à Licht et associe son fils au pouvoir par une cogérence.

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Thoutmosis IV

Retrouvée entre les pattes du Sphinx de Guizeh, la stèle du Songe du prince Thoutmôsis IV, dite stèle du Sphinx, raconte une histoire arrivée au prince, fils d'Aménophis II. Après une promenade dans le désert, Thoutmôsis s'installe près du Sphinx et s'endort. Dans son sommeil, Rê-Harmachis, le Sphinx lui-même, lui apparaît et lui demande d'ôter le sable qui l'ensevelit petit à petit. Puis, il dit « Alors, tu porteras la couronne blanche et la couronne rouge... la terre sera tienne dans sa longueur et dans sa largeur et ce sur quoi brille l'œil du Maître du Tout » Alors, Thoutmôsis fait ce que lui avait demandé le dieu et plus tard, bien que n'étant pas l'héritier légitime, il accède au trône et devient Thoutmôsis IV.

« Thoutmôsis était encore un jeune homme, comparable à l'enfant Horus dans les marais de Bouto ; sa beauté égalait celle d'Horus protecteur de son père et l'on voyait en lui le dieu lui-même (...) Ce qui faisait ses délices, c'était de se distraire sur le plateau désertique de Memphis, à ses extrémités Sud et Nord de tirer la flèche sur une cible de cuivre, de chasser le lion et la gazelle, de courir sur son char, avec des chevaux plus rapides que le vent, en compagnie de l'un ou de l'autre de ses serviteurs, mais à l'insu de tout le monde... Un jour parmi les autres, le prince royal Thoutmôsis était venu se promener à l'heure de midi, il s'assit à l'ombre de ce grand dieu (le grand sphinx) et le sommeil et le rêve s'emparèrent de lui au moment où le soleil était à son plus haut point. Il constata que la Majesté de ce dieu sacro-saint parlait de sa propre bouche, comme un père qui s'adresse à son fils »« Regarde-moi, jette les yeux sur moi, ô mon fils Thoutmôsis ; je suis ton père Harmachis-Khépri-Rê-Atoum. Je t'accorde ma royauté sur terre, à la tête des vivants. Tu porteras donc couronne blanche et couronne rouge sur le trône de Geb, le dieu héritier ; à toi sera le pays, dans sa longueur et sa largeur, ainsi que tout ce sur quoi l'œil du seigneur universel répand sa lumière. Tu recevras les aliments des Deux Terres, ainsi qu'un abondant tribut de tout pays étranger, et une durée de vie comportant un long temps d'années... Mon visage est tourné vers toi, et mon cœur vole vers toi ; vois l'état où je suis, et mon corps douloureux, moi le maître du plateau de Guizeh ! Le sable du désert sur lequel je trône s'avance vers moi ; aussi dois-je me hâter de te confier la réalisation de mes voeux, car je sais que tu es mon fils qui vas me protéger : approche, vois, je suis avec toi, et je suis ton guide. A peine eut-il achevé ces mots que le prince royal s'éveilla, parce qu'il venait d'entendre ce discours (...)Il reconnut que c'étaient les paroles de ce dieu, et il garda le silence en son cœur. »

Traduction de Serge Sauneron, « Les songes et leur interprétation », in coll. « Sources orientales », vol. 2, Paris, Seuil, 1959 - Catherine Chadefaud, « L'écrit dans l'Egypte ancienne », Paris, Hachette, 1993.

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Thoutmosis III

THOUTMOSIS III (1504-1450)

A la mort de la reine Hatchepsout, Thoutmosis III qui avait été écarté du pouvoir pendant presque 20 ans monte enfin sur le trône. Ce pharaon, dont le début du règne fut brimé par les prétentions de sa belle-mère, se révèle très vite être l'un des plus grands pharaons que l'Egypte ait connu. Les talents militaires dont le roi fait preuve laissent à penser qu'il a vécu sa mise à l'écart au sein de l'armée égyptienne.

Dès son avènement, Thoutmosis doit faire face à une coalition menée par le prince de Qadesh, ville de Syrie qui se situe sur l'Oronte, et le roi du Mitanni dont le royaume se situe entre le Tigre et l'Euphrate. Le rétablissement de l'autorité égyptienne sur l'Asie va nécessiter pas moins de 17 campagnes militaires successives relatées dans les Annales de Thoutmosis III. Ces annales ont été gravées dans le temple de Karnak, sur les parois de la galerie qui entoure le saint des saints.

La première campagne a lieu en l'an 22-23. Le roi s'empare de la ville de Meggido en Palestine après 7 mois de siège, puis continue en direction du nord vers le Réténou avant de rentrer à Thèbes fêter sa grande victoire. Les peuples soumis sont assujétis à payer annuellement un tribut à l'Egypte.

Lors de la seconde campagne en l'an 24 de son règne, le pharaon remonte vers le Naharina au nord de la Syrie pour une campagne qui ressemble plus à une démonstration de force qu'à une véritable guerre.

La troisième campagne, en l'an 25, est une campagne de surveillance. Le souverain fait graver, suite à ce périple au Proche Orient, un "jardin botanique"dans une salle de Karnak où sont représentés différents spécimens de la faune et de la flore de Syrie, à l'instar de la reine Hatchepsout à Deir el-Bahari après son expédition au Pays de Pount ou du roi Niouserrê à l'Ancien Empire avec sa salle des "scènes des saisons".

Les efforts de Thoutmosis se portent ensuite sur le contrôle des ports des côtes syriennes afin de pouvoir transporter à l'avenir ses troupes par mer.

Lors de la sixième campagne, en l'an 30 de son règne, Thoutmosis décide d'en finir avec le prince de Qadesh. Il s'empare de cette ville et dévaste son territoire. Il ramène à cette occasion les fils des princes syriens comme otages pour les élever à la cour pharaonique avant de les renvoyer dans leur pays. Cette politique habile, qui deviendra une constante par la suite en Egypte, permet de former les futurs chefs indigènes suivant la culture égyptienne et d'en faire des interlocuteurs privilégiés.

La septième campagne sert à renforcer le contrôle de la côte syrienne. C'est en l'an XXXIII de son règne que Thoutmosis, lors de sa huitième campagne, atteint l'Euphrate. Une partie de l'armée du pharaon longe la côte par Gaza pendant que le reste de l'armée est acheminé par bateaux jusqu'à Byblos. Une fois réunies, les forces égyptiennes construisent de robustes barques fluviales en bois de cèdre qu'elles acheminent à travers le désert sur des chariots tirés par des bœufs. Parvenu dans la région d'Alep, Thoutmosis repousse les forces du Mitani au-delà du grand fleuve qu'il traverse à l'aide de ses barges. Il érige sur les berges une stèle commémorative, en pays Naharina, instituant ainsi l'Euphrate comme la frontière septentrionale de l'Empire égyptien. Après avoir pacifié le nord de la Syrie, Thoutmosis manque de périr au cours d'une chasse à l'éléphant et ne doit sa vie sauve que par la prompte réaction de son entourage.

La neuvième campagne est une campagne d'inspection. Mais dès l'an XXXV, les princes du Naharina se révoltent, obligeant le roi d'Egypte à intervenir une nouvelle fois dans la région d'Alep.

Le roi entreprend chaque année de nouvelles campagnes pour pacifier la Syrie. La dix-septième campagne, en l'an XLII, est la plus importante ; c'est aussi la dernière campagne du roi déjà fort âgé. Il doit une nouvelle fois faire face à une coalition du roi de Mitani, des princes de Qadesh et de Tounip. Rapidement, les révoltés se retrouvent enfermés dans la ville de Qadesh qui ne résiste pas à l'assaut des troupes égyptiennes. La Syrie est enfin pacifiée et doit s'acquiter, comme ses voisins, d'un lourd tribut annuel envers le pharaon. L'Egypte est à l'apogée de sa puissance et impose son hégémonie pour plusieurs années au Proche-Orient.

Grand bâtisseur, Thoumosis III entreprend pendant son règne de vastes travaux à Karnak dans le sanctuaire Ipet-sout dédié à Amon-Rê. Il fait notamment graver, sur les murs du sanctuaire, des Annales qui retracent l'histoire de ses campagnes militaires. Il érige les VIe et VIIe pylônes et construit l'Akh-Menou, temple servant à la régénération du roi lors de la fête-sed.

Le roi accomplit également des travaux à Deir el-Bahari et Medinet Habou. Il fait agrandir le temple de Montou à Ermant. Il continue la décoration du temple rupestre de la déesse Pakhet à Béni Hassan. Il construit de nombreux monuments en Nubie, en Haute Egypte à Kôm Ombo, Tôd, Esna, Dendara et en Basse Egypte à Héliopolis et dans le Delta.

Thoumosis III est aussi un homme d'esprit. Il aime la botanique et la littérature. Il établit à Karnak une liste d'ancêtres (Akh-Menou) qui témoigne de sa piété et de son intérêt pour le passé. Son règne est prospère comme le prouvent la qualité et la richesse des décorations des tombes de ses sujets. Les tombes de son vizir Rekhmirê (TT 100) et du grand prêtre d'Amon Menkheperresoneb (TT86), chef des travaux du roi à Karnak, font partie des plus belles tombes du Nouvel Empire.

Deux ans avant sa mort, le roi associe à son pouvoir Amenhotep II, le fils qu'il a eu de sa première épouse Méritré-Hatchepsout II. Le roi possède une seconde épouse, la reine Aah-Sat et de nombreuses concubines dont trois belles princesses syriennes (la tombe de ces princesses fut retrouvée, avec le tresor qu'elle contenait, non loin de Deir el-Bahari en 1916 après un violent orage qui provaca un glissement de terrain).

Thoutmosis III meurt vers l'âge de 60 ans. Il est enterré dans la Vallée des Rois dans une tombe à mi-hauteur de la falaise (tombe KV 34). Lorsque Victor Loret découvre son hypogée en 1898, la tombe est pratiquement vide. La momie du grand pharaon a été déplacée dans la cachette royale de Deir el-Bahari sous la XXIIe dynastie. Les parois de la tombe sont décorées par le livre de l'Am-Douat qui décrit la vision que les égyptiens ont de l'au-delà.

Réalisé par Johann Renard-Templier

Thoutmosis II

THOUTMOSIS II Aakhéperenrê (1493/1479 av. JC)

Le pharaon, Thoutmosis II, accède au trône d'Egypte en épousant sa demi-soeur Hatchepsout, princesse légitime, fille de Thoutmosis Ier et de la reine Ahmès. Hatchepsout lui donne une fille Néférourê et le roi obtient un fils, le futur Thoutmosis III, d'une concubine nommée Isis. Thoutmosis II réalise en l'an 1 de son règne une campagne militaire en Nubie pour mater une révolte. Puis il se rend en Palestine où il mène des opérations militaires contre des bédouins. Thoutmosis II règne pendant quatorze ans. A sa mort, son fils, Thoutmosis III, étant trop jeune, sa femme, Hatchepsout, prend la régence. Réalisé par Johann Renard-Templier

http://perso.wanadoo.fr/thot-web/Documentation/ThoutmosisII.htm

Hatshepsout, la reine pharaon

Au cours des trois millénaires de son histoire, l'Egypte n' a compté que cinq femmes pharaon. La plus célèbre est la reine Hatshepsout qui a régné 21 ans, de 1479 à 1458 av. J.-C. A la mort de son mari, elle règne au côté du nouveau pharaon Toutmosis III, son neveu et beau fils. Après 7 ans de règne, elle se proclame pharaon, à son tour, sans toutefois prendre la place de Toutmosis III. Hatshepsout a une fille Néférourê. Elle décide alors de fonder une dynastie de femmes et songe à mettre Néférourê sur le trône.

Thoutmosis Ier

THOUTMOSIS Ier Aakhéperkarê (~1505/1493 av. JC) Un Pharaon discret...

Son accès au trône se déroula dans le silence. Son prédécesseur, Amenophis II, mourut jeune, sans héritier, et Thoutmosis ne prétendit jamais être son fils. Le roi mentionna seulement sa mère, une dame nommée Séniséneb, dont le seul titre était celui de mère du roi. Aucun problème particulier ne sembla affecter le début du règne. Thoutmosis Ier fut considéré, tant par ses contemporains que par les générations suivantes, comme un souverain absolument légitime.

Les monuments le représentent en compagnie de la reine mère, la puissante Ahmès-Néfertary, qui dut favoriser l'intronisation pacifique du souverain, lequel combla un vide du pouvoir. Bien que le règne de Thoutmosis ne durât que treize ans, il fut capable d'étendre les frontières de l'Égypte plus que ses prédécesseurs. Dans un premier temps, il s'intéressa à la Nubie et érigea des stèles frontalières à Tombos puis au niveau de la 5e cataracte (Kénissa), qui devint la frontière méridionale de l'Empire. Au Nord, il poussa jusqu'au coeur du Mitanni et posa peut-être ses stèles frontalières au bord de l'Euphrate.

Parmi ses constructions, il convient de citer celles de Karnak, qui sont les plus anciennes conservées sur le site. Il fit élever le 5e pylône, devant lequel il construisit, ensuite, le 4e. L'espace créé entre les deux pylônes est appelé Wadjiyt, et était la salle du couronnement, dédiée également aux célébrations royales. Devant le 4e pylône, on dressa deux obélisques qui furent vraisemblablement les premiers à être placés devant un pylône de temple. À Thèbes Ouest, outre sa tombe, on doit probablement à Thoutmosis la fondation du village de Deir el-Médina. Bien qu'au cours des siècles suivants, on considéra que les fondateurs étaient Amenhotep Ier et Ahmès-Néfertary. Thoutmosis I et Ahmès eurent deux filles, dont la première, Hatshepsout, devint reine puis pharaonne. Sa seconde femme, Moutnéfert, donna naissance à Thoutmosis II, successeur du père.

La sépulture du roi demeure un mystère. La biographie de son architecte Inéni rapporte le creusement d'une tombe destinée au souverain, restée non identifiée. Selon certains, il s'agirait de la tombe KV 20. Pour d'autres, celle-ci est attribuée à Hatshepsout. Dans ce cas, la tombe originale du roi n'a pas encore été découverte et pourrait se trouver dans une région éloignée de la Vallée des Rois. C'est cependant dans la tombe KV20 que la dépouille du roi fut déposée pendant quelque temps. La tombe KV 38, attribuée à Thoutmosis I, est probablement due à Thoutmosis III, qui voulut y transférer le grand-père, loin d'Hatshepsout. Le corps du roi n'a pas été identifié avec certitude, mais il doit s'agir de l'un de ceux qui ont été retrouvés dans la cachette de Deir el-Bahari. Un culte posthume fut voué à Thoutmosis I.

http://www.thoutmosis.org/egy_ancienne/histoire/thoutmosis1.php



A sa mort, le pharaon Amenhotep Ier n'a pas de descendant. Son fils, Amenemhat, est mort avant lui. La couronne d'Egypte revient à un membre collatéral de la famille qui monte sur le trône sous le nom de Thoutmosis Ier. Pour renforcer sa légitimité, Thoutmosis Ier épouse Ahmès, la soeur d'Amenhotep Ier.

Ahmès lui donne deux enfants : une fille, Hatchepsout et un fils, Aménémès qui ne régnera pas. Thoutmosis Ier a également d'une concubine un autre fils, Thoutmosis II, qui montera plus tard sur le trône en épousant sa demi-soeur Hatchepsout.

Thoutmosis Ier accomplit une campagne militaire au Proche-Orient et établit une stèle-frontière sur l'Euphrate. Il réalise également une expédition militaire en Nubie jusqu'à la Troisième Cataracte dès l'an 2 de son règne. Il érige à cet endroit la forteresse de Tombos.

Johann Renard-Templier

http://perso.wanadoo.fr/thot-web/Documentation/ThoutmosisIer.htm